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  <title>L'Assemblée de Corse | L'Assemblea di Corsica</title>
  <description><![CDATA[Site officiel de l'Assemblée de Corse. Retrouvez toutes les actualités de l'Assemblée de Corse, de ses séances publiques, de la Présidence et de ses commissions. Téléchargez les rapports et délibérations de l'Assemblée de Corse. ]]></description>
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  <dc:date>2026-03-17T16:42:01+01:00</dc:date>
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   <title>L'Assemblée de Corse | L'Assemblea di Corsica</title>
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  <itunes:subtitle>A lettera di l'Assemblea di Corsica | La newsletter de l'Assemblée de Corse [ #1 ]  Settembre di u 2019</itunes:subtitle>
  <itunes:summary><![CDATA[Site officiel de l'Assemblée de Corse. Retrouvez toutes les actualités de l'Assemblée de Corse, de ses séances publiques, de la Présidence et de ses commissions. Téléchargez les rapports et délibérations de l'Assemblée de Corse. ]]></itunes:summary>
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   <title>8 di marzu 2021. Visionnez la table ronde virtuelle sur "l'Engagement au Féminin" </title>
   <pubDate>Wed, 03 Mar 2021 10:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vannina Piazza</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Assemblée de Corse a organisé le 8 mars, une table ronde virtuelle. L’événement a réuni, autour de la journaliste Caroline Ettori, plusieurs femmes corses d’horizons différents dont les combats, les initiatives et les engagements durant la crise sanitaire, sont une source d’inspiration.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.isula.corsica/assemblea/v/a5603106448c41af71c60138b4fb018043a789bb" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’Assemblée de Corse a&nbsp;<strong>mis à l’honneur les combats, engagements et initiatives portés par les femmes corses</strong> durant la crise sanitaire. <br />   <br />  Qu’elles soient notamment professionnelles de santé, caissières, aides à domicile, scientifiques ou enseignantes, <strong>les femmes ont été en première ligne dans la lutte contre la Covid-19 </strong>et ses effets sur la société. Pourtant les problèmes de fond, tels que par exemple les inégalités de salaires, demeurent. <br />   <br />  Ainsi, lors d’une table ronde virtuelle, plusieurs d’entre elles, inspirantes par leur combat et leur implication dans différents domaines tels que le soin, la recherche, la solidarité, l’innovation, reviendront sur les actions qu’elles ont menées ces derniers mois. <br />  Elles ont été invitées à partager leurs témoignages et répondre aux questions des internautes autour de la journaliste Caroline Ettori. <strong>La rencontre a été organisée entièrement en distanciel et retransmise en direct sur la page <a class="link" href="https://www.facebook.com/AssembleaCorsica/">Facebook de l’Assemblée de Corse</a>  </strong><strong>et sur ce site.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/54347879-40938502.jpg?v=1615205502" alt="8 di marzu 2021. Visionnez la table ronde virtuelle sur "l'Engagement au Féminin" " title="8 di marzu 2021. Visionnez la table ronde virtuelle sur "l'Engagement au Féminin" " />
     </div>
     <div>
      <u><strong>Les 10 participantes de la table ronde :&nbsp;</strong></u>  <ul>  	<li class="list"><strong>Caroline DAMI&nbsp;-&nbsp;<strong><strong>I</strong>nfirmière libérale et infirmière pompier volontaire à Cozzano</strong></strong> <br />  	Infirmière libérale installée dans le Haut Taravo, ainsi qu’infirmière Sapeur-Pompier Volontaire au sein du Sdis2A depuis 13 ans. <br />  	«&nbsp;<em>Cette crise sanitaire a bouleversé nos vies à tous. Elle a révélé les failles du système, mais elle a aussi mis en exergue les capacités d’adaptation et le dynamisme des professionnels du terrain, afin d’assurer et maintenir notre mission de santé publique.&nbsp;Il fallait re inventer, innover pour soigner, voir sauver...</em>&nbsp;» <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Alessandra FALCHI-THIBAULT - Epidémiologiste à l’Université de Corse, directrice unité de recherche</strong><br style="margin: 0px; padding: 0px; font-family: Nokora, Arial, sans-serif; font-size: 15px; text-align: justify;" />  	Maître de Conférences-HDR, sa spécialité est l'épidémiologie de maladies infectieuses. Elle dirige une unité de recherche en Santé Publique, l’équipe BIOSCOPE (dynamique des maladies infectieuses en milieu insulaire) à l'Université de Corse. Elle travaille depuis 10 ans sur l'épidémiologie des maladies infectieuses avec un accent particulier sur l'épidémiologie et la virologie de virus respiratoires, l'efficacité du vaccin contre la grippe et maintenant de la COVID19 dans le cadre de plusieurs projets européens comme I-MOVE + et I-MOVE COVID19. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Vanina LECA</strong> <br />  	<strong>Présidente de l’Association hors norme</strong> <br />  	Créée en 2019, l’association Hors Norme lutte contre l’isolement des personnes concernées par le handicap, leurs familles et aidants en Corse. Pendant la crise sanitaire, Hors Norme a étendu son champ d’action à toute personne âgée ou isolée. L’association qui est passé en quelques jours de 2 à 85 bénévoles, a mis en place plusieurs actions&nbsp;: service de portage de courses à domicile gratuit, numéro vert d'écoute et l'aide alimentaire gratuit et accessible 7/7j de 9h à23h, lancement d’une cagnotte en ligne pour aider à l’achat de denrées alimentaires, Canteremu per i nostri: intermèdes musicaux organisés sous la forme de sérénades pour les résidents des Ehpad. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Chiara BIANCAMARIA</strong> <br />  	<strong>Médecin</strong> <br />  	Après avoir passé le concours de première année de Médecine à l’Université de Corse, elle a par la suite effectué ses années de médecine à la faculté de Marseille.&nbsp;Interne à l’hôpital de la Miséricorde au moment du 1<sup>er</sup>&nbsp;confinement, elle s’est portée volontaire pour intégrer l’unité COVID et c’est au sein du service Covid conventionnel qu’elle a exercé. Actuellement en thèse, elle apporte son aide dans un centre de vaccination ajaccien. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Marie-Lyne ATTARD</strong> <br />  	<strong>Aide-soignante dans un service de soin infirmier à domicile (SSIAD)</strong> <br />  	Aide-soignante dans un service de soin infirmier à domicile en Haute-Corse (SSIAD), elle est aussi déléguée syndicale STC et secrétaire CSE ADMR Haute Corse, secrétaire nationale STC santé social privé. <br />  	Elle est notamment à l'initiative du mouvement de grève du mois de septembre 2020 pour l'octroi de la prime "COVID" pour les aides à domicile, dans les mêmes conditions que pour les soignants. &nbsp;Ce mouvement a conduit à la mise en place d'un groupe de travail de l’Assemblée de Corse sur le statut et rémunérations des personnels des Services d’Aide à Domicile. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Elisabeth SCOLCA</strong> <br />  	<strong>Aide médico-psychologique</strong> <br />  	Salariée à l’ADMR 2A depuis 2005 en tant qu’aide à domicile à mi-temps, elle occupe aussi un poste de secrétaire médicale sur un deuxième mi-temps. <br />  	Durant la période de confinement, elle s’est portée volontaire pour soutenir les besoins d’aide à domicile. Elle a été mobilisée pour renforcer le SSIAD Départemental (Service de Soins Infirmiers à Domicile) sur les secteurs de l’Alta Rocca et du Valinco-Sartenais. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Juliette CECCALDI</strong> <br />  	<strong>Employée commerciale dans la grande distribution</strong> <br />  	Elle travaille dans la grande distribution depuis l’âge de 19 ans. <br />  	Elle est employée commerciale. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Vanessa PINGUET</strong> <br />  	<strong>Maker 3D</strong> <br />  	Avec son mari Alexandre, ils ont décidé de se rendre utile, à leur niveau lors du 1er confinement grâce à leur imprimante 3D pour fabriquer des «&nbsp;visières solidaires&nbsp;».&nbsp; <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Laurène PIETRI</strong> <br />  	<strong>Couturière</strong> <br />  	Couturière indépendante depuis 12 ans. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Josée CIPRIANI</strong> <br />  	<strong>Coordinatrice de 40 couturières dans les Deux Sorru&nbsp;</strong> <br />  	En arrêt d’activité administrative et confinée à Murzu au début de la crise sanitaire elle a ressenti le besoin de s’impliquer personnellement et a essayé de se rendre utile en coordonnant la confection et la distribution de masques dans la région.</li>  </ul>    <table align="left" border="0" cellpadding="10" cellspacing="5" style="width: 800px;">  	<tbody>  		<tr>  			<td>&nbsp;</td>  		</tr>  		<tr>  			<td>&nbsp;  			<table align="left" border="0" cellpadding="10" cellspacing="5" style="width: 800px;">  				<tbody>  					<tr>  					</tr>  				</tbody>  			</table>  			</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’Assemblée de Corse a mis à l’honneur les combats, engagements et initiatives portés par les femmes corses durant la crise sanitaire. Qu’elles soient notamment professionnelles de santé, caissières, aides à domicile, scientifiques ou enseignantes, les femmes ont été en première ligne dans la lutte contre la Covid-19 et ses effets sur la société. Pourtant les problèmes de fond, tels que par exemple les inégalités de salaires, demeurent. Ainsi, lors d’une table ronde virtuelle, plusieurs d’entre elles, inspirantes par leur combat et leur implication dans différents domaines tels que le soin, la recherche, la solidarité, l’innovation, reviendront sur les actions qu’elles ont menées ces derniers mois. Elles ont été invitées à partager leurs témoignages et répondre aux questions des internautes autour de la journaliste Caroline Ettori. La rencontre a été organisée entièrement en distanciel et retransmise en direct sur la page Facebook de l’Assemblée de Corse et sur ce site.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Vannina Piazza</itunes:author>
   <link>https://www.isula.corsica/assemblea/8-di-marzu-2021-Visionnez-la-table-ronde-virtuelle-sur-l-Engagement-au-Feminin_a680.html</link>
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   <title>Onze lauréats récompensés par les TROPH'énergies</title>
   <pubDate>Wed, 10 Feb 2021 14:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Les discours - 2018/2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 10 février 2021, le Président de l'Assemblée de Corse participait à la cérémonie remise des prix dans le cadre du concours Troph'énergies. Organisé par l'Agence de l'Aménagement, de l'Urbanisme et de l'Energie de la Corse, il récompense les porteurs de projets engagés dans le secteur du développement des énergies renouvelables, de la maîtrise de l'Energie, de l'amélioration de la qualité de l'air et de la mobilité durable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/53808296-40638623.jpg?v=1612970032" alt="Onze lauréats récompensés par les TROPH'énergies" title="Onze lauréats récompensés par les TROPH'énergies" />
     </div>
     <div>
      En présence du Président du Conseil exécutif de Corse, du Président de l'Assemblée de Corse et du Président de l'AUE, les 11 lauréats 2020 des TROPH'énergies ont chacun reçu leurs prix. <br />   <br />  Primés dans les catégories "Particuliers", Professionnels", "Collectivités", "Associations" et "Coup de pouce", les projets mis à l'honneur cette année ont concerné aussi bien les rénovations énergétiques, la mobilité active, la collecte des déchets, le système d'éclairage public ou encore la méthanisation collective agricole et le recyclage de containers maritimes.&nbsp; <br />   <br />  Le Président de l'Assemblée de Corse a remis les prix aux lauréats dans les catégories "Particuliers" et "Coup de pouce".&nbsp; <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.aue.corsica/" target="_blank">Plus d'informations sur la cérémonie et les lauréats</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Discours du Président de l'Assemblée de Corse</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/53808296-40638624.jpg?v=1612970055" alt="Onze lauréats récompensés par les TROPH'énergies" title="Onze lauréats récompensés par les TROPH'énergies" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Président du Conseil exécutif, <br />  Monsieur le Président de l’AUE, <br />  Mesdames, Messieurs, <br />  &nbsp; <br />  Sò felice d’esse cun voi oghje per rimette i premii TROPH’ENERGIES à i candidati ch’anu sappiutu purtà prugetti di prima trinca&nbsp;! <br />   <br />  L’urgence climatique et écologique votée par notre Assemblée en 2019 a fait de la défense de l’environnement une priorité. Si chacun de nous, ou presque, est aujourd’hui conscient de la nécessité de prendre le virage écologique, il est fondamental que l’ensemble des forces vives franchisse une deuxième étape, celle de l’action, concrète et vertueuse, celle du changement de l’habitude, de l’innovation, de la responsabilité envers la planète et ses habitants. <br />   <br />  Francà u passu, l’avete fatta voi. Avete imaginatu i vostri prugetti è l’avete datu fiatu. Un pruverbiu corsu dice&nbsp;: «&nbsp;da u dì à u fà, ci hè quant’è da u tesse à u filà&nbsp;». Avete filatu, avete accunciatu a vostra casa. Ci vecu una parabola di ciò ch’ella ci dumanda a natura, da tandu chì ci tocca à accuncià a nostra manera d’abità a Terra. <br />  Et pour cela, nous devons vous féliciter, et surtout vous remercier, car vous contribuez à la construction d’une île à l’environnement préservé avec toutes les conséquences que cette protection implique&nbsp;: ameliurazione di a qualità di vità, di a salute, lotta contr’à i sregulamenti climatichi, difesa di a nostra biosfera. <br />   <br />  Mais cette remise de prix n’est pas uniquement un remerciement. C’est aussi une façon de rendre visibles vos initiatives au plus grand nombre afin qu’elles soient suivies, et qu’elles se multiplient en Corse. Ghjè a ricunniscenza d’esempii da seguità da a sucetà sana sana, da ch’è no possimu principià, accumpagnà è demucratizà stu cambiamentu glubale. <br />   <br />  Un changement global, à plus d’un titre. D’abord, parce que c’est par l’union des forces que le changement sera planétaire. Ensuite, parce que l’écologie infiltre de nombreux domaines, nous le voyons à travers les projets de chacun d’entre vous. <br />   <br />  Celui qui vient de nous être présenté constitue un enjeu majeur, celui de la lutte contre les passoires thermiques notamment. Ci tocca à riduce a nostra cunsumazione d’energia. Ghjè un inghjocu suciale, perchè ci permette di luttà contr’à a precarità energetica. Il est aussi patrimonial, car les aides sollicitées ont également permis de rénover des maisons familiales, chargées d’histoires et de souvenirs. A rinnuvazione di u casale piuttostu chè a custruzzione risparmia i nostri spazii verdi. <br />   <br />  En outre, plus les particuliers désirent rénover leur habitat suivant les normes environnementales, plus les entreprises seront amenées à proposer des biens et services correspondant à cette demande. L’écologie, c’est une nouvelle économie qui s’offre à nous. <br />   <br />  Par votre action, vous montrez qu’il est possible de respecter l’environnement tout en optimisant son confort de vie, et pour cela, nous nous réjouissons que l’Agence d’Aménagement Durable, d’Urbanisme, et d’Energie soit à vos côtés. <br />  Toutes mes félicitations pour ce premier prix. <br />  &nbsp; <br />  <b><u>Remise des prix "'Coup de Pouce"&nbsp;</u></b> <br />  &nbsp; <br />  Anticiper, imaginer les solutions originales de demain en faveur de la transition énergétique est l’une des voies à investir pour notre île et son futur énergétique. Un futur, qui s’écrit à moyen et long terme. Oui, l’innovation en matière d’énergie et les progrès technologiques nous permettent aujourd’hui de croire en une transition accélérée et en des projets plus et mieux adaptés à notre territoire. <br />  &nbsp; <br />  Je veux dire par là, que nous devons tout faire pour créer, sur notre île, les conditions propices au développement et à la pérennisation de projets concrets. Cette pérennisation passe par la formation, la recherche et développement qui doivent mener à la création de véritables filières d’avenir et donc d’emplois. <br />  Produire propre, consommer moins, ce système vertueux nous le pensons inscrit dans un objectif plus global&nbsp;: celui de l’autosuffisance énergétique, qui permettra aux Corses de consommer au plus juste et en toute indépendance. <br />   <br />  C’est pourquoi, je suis particulièrement fier de remettre aujourd’hui les prix dits «&nbsp;Coups de pouce&nbsp;» qui récompensent des projets originaux et innovants qui n’auraient pu voir le jour sans le soutien de l’AUE. <br />  &nbsp; <br />  Toutes mes félicitations au premier lauréat, Joseph Colombani qui représente le projet «&nbsp;Vaccaghja energia&nbsp;» et au deuxième lauréat du prix "Coup de pouce" : Jean Hugues Noel Robert pour le projet «&nbsp;Mariani Village&nbsp;».&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>In ogni circunstanza, in ogni paese, femu valè i nostri diritti.</title>
   <pubDate>Thu, 28 Jan 2021 12:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Les discours - 2018/2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discorsu di u Presidente di l'Assemblea di Corsica - Sessione di u 28 di ghjennaghju di u 2021     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/53454955-40466825.jpg?v=1611846441" alt="In ogni circunstanza, in ogni paese, femu valè i nostri diritti." title="In ogni circunstanza, in ogni paese, femu valè i nostri diritti." />
     </div>
     <div>
      A simana scorsa s’hè tenuta una sessione di l’Assemblea di a ghjuventù. <br />   <br />  Hè stata l’occasione di sente a so voce, e so suffrenze, e so speranze. <br />   <br />  St’assemblea, l’avemu creata da chè no simu ghjunti à e respunsabilità, credu ch’avemu istituitu un locu di spressione, d’idee è dunque d’azzione di i giovani à u serviziu di tutti i Corsi. <br />   <br />  Allora oghje, vulerebbi chè no pensessimu noi à sti giovani chì l’altru eri, ci anu parlatu senza lagni, ma cun focu è cun ardore, di u so campà. <br />   <br />  I giovani ùn sò micca i più culpiti da a malatia di a Covid, ma dipoi un annu, sò elli à pate u più di e decisione chì ristringhjenu e nostre libertà. Avemu cridutu un tempu chì sta crisa serebbe prestu daretu à noi, ma ci hà da tuccà à fà ci fronte, torna durante i mesi à vene. <br />  I più à pate di st’alluntanera fisica, sò sicuramente i giovani, ch’anu, più chè l’altri podassi, un bisognu di suciabilità è di magia per pudè custruisce a so vita prufessiunale o sentimentale. Accantu à sti danni, palesanu i studii chì l’educazione di i giovani vene di più difficiule. Corsi annulati ùn seranu mai rimpiazzati per i liceani, corsi in distanziale per elli è per i studienti accrescenu l’inugualità digià troppu forte. L’annulazione di e prove di specialità per u bascigliè cundanna à morte stu ritu di passagiu à l’età d’omu cù un allunghera di l’adulescenza fin’à l’università. S’è l’educazione si pò appughjà nant’à u numericu, s’è u numericu entre sempre di più in e nostre vite, mette dinù in risaltu a necessità di limità lu à servizii, à pratiche chì ghjovanu à u benestà di l’omu, piuttostu chè a so sottumissione à sti strumenti. In e nostre e sucetà, ci hà da vulè à rimette appena d’umanu in e nostre rilazione. Hè per quessa ch’aghju dumandatu à u secretariatu generale di travaglià à l’urganisazione di e nostre prossime sessione in presenziale à l’Università di Corsica. Hè per quessa dinù chì ci tocca à mette in ballu tutte e misure chì ci puderanu permette di ritruvà una forma di vita nurmale. &nbsp;Al di là di a Covid, a ripresa di l’ecunumia hè un bisognu, per tanta ghjente in suffrenza à i quali vogliu pensà è porghje tuttu u mo sustegnu. A salvezza di l’ecunumia ùn hè micca un incantazione, o un simplice raportu di l’Assemblea, ghjè dinù una quistione di salute per tanti capi d’impresa è impiegati. <br />   <br />  Sta crisa culpisce i giovani è averà cunsequenze maiò nant’à e so vite. Li sentu digià di più impegnati nant’à e quistione di sucetà, nant’à l’inghjochi d’ugualità è di libertà. A generazione Covid serà una generazione indiata. Tantu megliu perchè n’avemu bisognu&nbsp;! <br />  Certi pensanu chì a demugrafia è chì u tempu, cù e so tennulugie numeriche, seranu più forti chè i Corsi, chè l’idea di nazione corsa. Credu per contu meu, chì ste mutazione accrescenu u sintimu d’appartinanza à a Corsica. Di sicuru, i furesteri chì sò ghjunti in Corsica anu bisognu di a nostra accolta, d’esse cun noi, da ch’elli diventessinu appena cum’è noi, in fatti di lingua, d’imaginariu cullettivu è di spartera di ciò chè no vulemu esse. Cù e nostre mancanze dinù. Altrimente, steranu in Corsica, ma firmeranu furesteri in u nostru locu. <br />   <br />  In a so storia, a Corsica ùn hà mai cunnisciutu un scambiamentu demugraficu cusì forte. L’ultima volta, era propiu a situazione cuntraria, cent’anni fà. Cù a Prima Guerra mundiale, a Corsica avia persu tutta a so giuventù. Aviamu messu anni à rifiatà. A crescita chè no cunniscimu avà, smisurata, sprupusitata, sfrenata, ci deve purtà à accresce i nostri mezi di trasmissione, d’integrazione è di mubilisazione. Qualessi sò i nostri mezi&nbsp;? <br />   <br />  Ci serà sicuramente a respunsabilità individuale di trasmette è d’amparà una lingua ch’avemu in cumunu. A parentalità corsa, ghjè un educazione à i diritti novi di e persone, ghjè dinù a trasmissione, per e fiure mosse, per e nanne è per e canzone, per e pratiche di tutti, in casa è fora di casa. Un parente ùn hè micca solu quellu chì sceglie una scola per u so figliolu, ghjè quellu chì educheghja, chì guida u so figliolu, chì l’arricchisce. <br />   <br />  Ci serà sicuramente ancu a Scola, ma micca solu a Scola. Cuniscimu i so limiti attuali&nbsp;: prugrammi sculari definiti in Parigi, prufessori cursofoni micca abbastanza numerosi ancu à u primariu. S’hè vista sta settimana in Mezavia. In u secundariu, filiere bislingue poche è micca. À u liceu, a riforma Blanquer contru à a quale ci simu opposti hà fattu calà i sciffri à un livellu di testimunianza d’una cursitudine cù un livellu di valurisazione più debbule chè e lingue morte. <br />   <br />  Cù e nostre istituzione, cù i nostri prufessori, cù i nostri associ di parenti d’elevi, in ogni scola, ci tocca à accresce a pressione suciale nant’à l’educazione naziunale francese. In l’assenza di neguziazione cù u Statu dopu a deliberazione di a nostra Assemblea nant’à u quadru nurmativu specificu per l’Accademia di Corsica, u trasferimentu di a cumpetenza educativa à i Corsi passa per l’impegnu di tutte è di tutti. Merri, parenti, prufessori, dumandate a creazione d’un scola immersiva per i vostri figlioli. In ogni circunstanza, in ogni paese, femu valè i nostri diritti. Hè u nostru duvere. <br />   <br />  Hè listessa in l’altri duminii. Ci tocca à inizià a battaglia nant’à tutti i terreni. Fermanu tante lotte da purtà è modi d’azzione da inventà. Fundiariu, alloghju, ambiu, impiegu. Quì, vogliu salutà l’impegnu di u STC Pôle Emploi, di i sindicalisti STC è CGT per a rivalutazione di i mistieri di a salute. Vogliu salutà l’attori culturali mossi l’altru eri in Aiacciu per ch’elli possinu campà, sparte è creà malgratu a situazione sanitaria. Sustenimu dinù i studienti di l’Università di Corsica, sopratuttu quelli di l’Istitutu Universitariu di a Salute, adduniti sta mane nant’à u campus Grimaldi per ottene una rivalutazione di e piazze offerte in seconda annata. In u cuntestu sanitariu oghjincu, dopu e nostre cuntribuzione à u Ségur di a salute per a creazione d’un CHU in Corsica, hè una carnavalata, un scandalu di più di u ministeriu dettu di a salute. Per l’alloghju, vecu i novi merri impatrunisce si di u cartulare di u PLU, chì serà una parte di a suluzione. Per u restu, ci tocca à oppone ci di tutte e nostre forze, à tutte e custruzzione chì strughjenu i nostri paisaggi è chì sò fatte per d’altri. Di listessa manera, quandu u guvernu imbulieghja pulitica è ghjustizia in a gestione di a situazione di Pierre Alessandri, Alain Ferrandi è Yvan Colonna, ci tocca à reagisce incù fermezza. <br />   <br />  Nant’à tutti sti sugetti, a settimana scorsa, i giovani anu sappiutu dì&nbsp;: innò. Pensu chì l’eletti di l’assemblea di Corsica sparteranu stu messagiu. Un messagiu di lotta è di vita.
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      <span style="color:#A9A9A9;">La semaine dernière s’est tenue une session de l’Assemblée des jeunes. <br />   <br />  Cela a été l’occasion d’entendre la voix de la jeunesse, ses souffrances, ses espérances. <br />   <br />  Nous avons créé cette institution dès notre arrivée aux responsabilités. Je crois que nous avons créé un lieu d’expression, d’idées, et donc d’action des jeunes au service de tous les Corses. <br />   <br />  Alors, aujourd’hui, je voudrais que nous pensions à ces jeunes qui nous ont parlé sans lamentation mais avec ardeur, de leur vie. <br />  Les jeunes ne sont pas les plus touchés par la maladie du Covid, mais depuis un an, ce sont ceux qui pâtissent le plus des décisions qui restreignent nos libertés. Nous avons cru un temps que cette crise serait rapidement derrière nous, mais il va nous falloir faire front durant les mois à venir. <br />   <br />  Ceux qui pâtissent le plus de la distanciation physique sont certainement les jeunes qui ont besoin de sociabilité, d’embrassades et d’enchantement pour pouvoir construire leur vie professionnelle ou sentimentale. A côté les études démontrent que l’éducation des jeunes devient plus difficile. Les cours annulés ne seront jamais remplacés pour les lycéens, les cours en distanciel pour eux et pour les étudiants accroissent les inégalités déjà trop fortes. L’annulation des épreuves de spécialité pour le baccalauréat condamne ce rite de passage à l’âge adulte en allongeant l’adolescence jusqu’à l’université. Si l’éducation peut s’appuyer sur le numérique, si le numérique entre de plus en plus dans nos vies, cela met en relief aussi la nécessité de le limiter aux services qui servent le bien-être de l’Homme, plutôt que sa soumission à ces instruments. Dans nos sociétés, il va falloir remettre un peu d’humain dans nos relations. C’est pour cela que j’ai demandé au secrétariat général de travailler à l’organisation de nos prochaines séances en présentiel à l’Université. C’est pour cela aussi qu’il nous faut mettre en œuvre toutes les mesures qui nous permettront de retrouver une forme de vie normale. Pour la reprise de l’économie pour tant de gens en souffrance auxquels je veux penser et apporter tout mon soutien. Le salut de l’économie n’est pas qu’un bon mot, c’est également une question de santé pour tant de chefs d’entreprise et d’employés. <br />  Cette crise frappe les jeunes et aura des conséquences importantes sur leurs vies. Je les sens déjà plus engagés sur les questions de société, sur les enjeux d’égalité et de liberté. La génération Covid sera une génération engagée. Tant mieux car nous en avons besoin. <br />  Certains pensent que la démographie et le temps, avec ses technologies numériques, seront plus forts que les Corses, que l’idée de nation corse. Je crois, de mon côté, que ces mutations accroissent le sentiment d’appartenance à la Corse. Bien sûr, les étrangers qui sont arrivés en Corse ont besoin de notre accueil, d’être avec nous, jusqu’à ce qu’ils deviennent un peu comme nous, du point de vue de la langue, d’imaginaire collectif, et d’échange de ce que nous voulons être, avec nos défauts aussi. Sinon, ils resteront en Corse, mais ils resteront des étrangers chez nous. <br />   <br />  Dans son histoire, la Corse n’a jamais connu un changement démographique aussi fort. Au siècle dernier, il s’agissait de la situation inverse. Avec la Première guerre mondiale, la Corse avait perdu toute sa jeunesse. Nous avons mis des années à nous en remettre. L’augmentation que nous connaissons aujourd’hui, démesurée, exagérée, effrénée, doit nous conduire à augmenter nos moyens de transmission, d’intégration, et de mobilisation. Quels sont ces moyens&nbsp;? <br />   <br />  Il y aura certainement la responsabilité individuelle de transmettre et d’apprendre une langue que nous avons en commun. La parentalité corse, c’est une éducation aux droits nouveaux des personnes, c’est aussi la transmission pour les générations futures, pour les berceuses et les chansons, pour les pratiques de tous, à la maison et en dehors. Un parent n’est pas seulement celui qui choisit une école pour son enfant, c’est celui qui éduque, qui guide son enfant, qui l’enrichit. <br />   <br />  Il y aura certainement aussi l’école, mais pas seulement l’école. Nous connaissons ses limites actuelles&nbsp;: programmes scolaires définis à Paris, professeurs corsophones pas assez nombreux même au primaire. Nous l’avons vu cette semaine à Mezzavia. Dans le secondaire, les filières bilingues sont peu nombreuses. Au lycée, la réforme Blanquer contre laquelle nous nous sommes opposés a fait baisser les chiffres de la corsophonie à un niveau très bas avec un niveau de valorisation plus faible que les langues mortes. <br />  Avec nos institutions, avec nos professeurs, avec nos associations de parents d’élèves, dans chaque école, il nous faut augmenter la pression sociale sur l’éducation nationale française. En l’absence de négociation avec l’Etat après la délibération de notre Assemblée relative au cadre normatif spécifique pour l’Académie, le transfert de la compétence éducative aux Corses passe par l’engagement de toutes et tous. Maires, parents, professeurs, demandez la création d’une école immersive pour vos enfants. En chaque circonstance, dans chaque village, faisons valoir nos droits. C’est notre devoir. <br />   <br />  C’est la même chose dans les autres domaines. Il nous faut nous battre sur tous les terrains. Il reste tant de combats à mener et de modes d’action à inventer. Foncier, logement, environnement, emploi. Je veux ici saluer publiquement l’engagement du STC Pôle Emploi et des syndicalistes STC et CGT qui demandent la revalorisation des métiers de la santé. Je veux aussi saluer les acteurs culturels réunis il y a peu à Aiacciu pour défendre leur survie et leur art malgré les restrictions sanitaire. <br />   <br />  Nous soutenons aussi les étudiants de l’Université de Corse, particulièrement ceux de l’Institut Universitaire de la Santé mobilisés ce matin sur le Campus Grimaldi pour obtenir une réévaluation du nombre de places disponibles en seconde année. Dans le contexte sanitaire actuel, alors que notre contribution, dans le cadre du Ségur de la santé, portait sur la création d’un CHU en Corse, nous assistons à une mascarade, un scandale de plus du Ministère dit de la santé. <br />   <br />  Pour le logement, je vois les nouveaux maires s’emparer du dossier du PLU, qui sera une partie de la solution. Pour le reste, il faut nous opposer de toutes nos forces à toutes les constructions qui détruisent nos paysages et qui sont faites par d’autres. De la même façon, quand le gouvernement mélange la politique et la justice dans la gestion de la situation de Pierre Alessandri, Alain Ferrandi et d’Yvan Colonna, il nous faut réagir avec fermeté. <br />   <br />  &nbsp;A propos de ces sujets, la semaine passée, les jeunes ont su dire&nbsp;: non. Je pense que les élus de l’Assemblée de Corse partageront ce message. Un message de combat et de vie.</span>
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   <title>Auguri di u Presidente di l'Assemblea di Corsica per l'annu 2021</title>
   <pubDate>Thu, 07 Jan 2021 15:10:00 +0100</pubDate>
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   A pace è a salute sì, l’amore, a felicità, ma dinù a vuluntà, a forza, a determinazione, è a cunfidenza in ciò chè no simu. Siate sicuri di voi, di noi tutti. E campate felici !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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      Care cumpatriotte, cari cumpatriotti, <br />   <br />  Una volta di più, mi tocca à presentà vi i mio auguri per l’annu novu. <br />   <br />  Quellu chì si ne và ùn hè statu faciule. Per i Corsi cum’è per l’altri, i mesi scorsi anu arricatu sciagure è guai in quantità. <br />  In stu mumentu sulenne, vogliu pensà à e famiglie in dolu, a i malati, à quelli chì, assaltati da i prublemi materiali, lottanu per assicurà un lindumane à i soi. Pensu dinù à i prigiuneri, chì a Covid rende dinù a vita più dura daretu à quattru muri cechi… <br />   <br />  Ma sta sera, vogliu dinù ringrazià quelli chì piglianu tutti i risichi per fà vince è forze di a vita&nbsp;: persunali medicali bella sicura, persunali educativi, ma dinù quelli chì ùn si vedenu, chì nimu ùn ne parla, ma chì permettenu à a notra sucietà di cuntinuà quantunque à campà&nbsp;: quelli chì intratenenu e nostre strade, quelli chì puliscenu i nostri paesi è e nostre cità, quelli è quelle chi permettenu à l’anziani è à i maladi di firmà in casa soia, tutti l’anonimi chì, incù u so travagliu, cuntribuiscenu à mantene un soffiu di vita è a lea suciale in li mumenti i più duri. <br />   <br />  Pensu dinù à l’attori culturali, chì e so attività sò più chè <em>essenziale</em>. L’omu ùn pò esse ristrettu à un cunsumatore, puru dirobba numerica. <br />  Vi parleraghju dinù di a situazione di a Corsica di pettu à a crisa. L’averete capita&nbsp;: l’eletti corsi ùn anu avutu nisun’pesu nantu à a pulitica sanitaria è ghjè Parigi chì hà decisu di tuttu. S’elle eranu state bone ste decisione, ci serebbe digià un prublema di demucrazia. Ma di più, avemu avutu l’impressione d’esse «&nbsp;in manu à l’orsu&nbsp;»&nbsp;: à sente dì i ministri è i prefetti, à una certa epica e mascare ùn servianu à nunda, eppò dopu ci vulia à purtà le ancu per dorme. Ci vulia à tutti i patti à stà chjosi in casa ma si pudia andà à vutà per e municipale. Da i coprifochi à i cunfinamenti, i cumercianti è altri prufessiunali sò stati tribulati senza chè nimu possi capisce a pulitica d’inseme di l’amministrazione. A certificazione sanitaria per entre in Corsica, vutata da a nostra Assemblea&nbsp;hè stata ricusata, è pò dopu annunciata ma &nbsp;senza obligu, ciò chi ùn ghjove à nunda… <br />   <br />  Per i Corsi, è sopra à tuttu per i rispunsevuli, hè ora è tempu di dì innò. Ci vole à arrestà di rispettà regule sceme chì ci portanu à a ruvina. Ci vole à piglià, è à mette in ballu, e nostre decisione. <br />  Ci vole à fà la, chì ne simu capaci. E riflessione di a nostra Assemblea nantu à u cusì dettu «&nbsp;mondu di dopu&nbsp;» sò più avanzate chè da mare in là. In u duminiu di l’innuvazione suciale, avemu appruntatu l’avvene. Per indettu, u Rivenutu Universale, chì u mondu sanu ne parla dipoi qualquì mese, noi ci travagliemu dipoi trè anni è u nostru prugettu serebbe digià appiecatu senza u blucchime di Parigi, una volta di più… <br />  Nantu à tutti i sugetti, simu intravati da una amministrazione francese assurda chì hà digià divastatu u so propriu paese. &nbsp; <br />  Quist’annu, ùn ci pudemu cuntentà di dì «&nbsp;Pace è salute&nbsp;» è di cuntinuà cum’è nanzu. <br />  Quist’annu, i nostri auguri duveranu truvà a forza di diventà realità. <br />  Hè per quessa chì, care cumpatriotte, cari cumpatriotti, <br />  incù fede, vi dicu&nbsp;: <br />  A pace è a salute sì, l’amore, a felicità, ma dinù a vuluntà, a forza, a determinazione, <br />  È a cunfidenza in ciò chè no simu. <br />  Siate sicuri di voi, di noi tutti. E campate felici ! <br />   <br />  Evviva a Nazione! <br />  Evviva a Corsica!
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      Chères compatriotes, chers compatriotes, <br />  Une fois de plus, je vous présenterai mes vœux pour l’année nouvelle. <br />  Celle qui s’en va n’a pas été facile. Pour les Corses comme pour les autres, les derniers mois ont apporté d’innombrables malheurs. <br />  En ce moment solennel, je veux penser aux familles en deuil, aux malades, à ceux qui, assaillis par les problèmes matériels, luttent pour assurer l’avenir des leurs. Je pense également aux prisonniers, car la Covid rend aussi la vie plus dure derrière quatre murs aveugles… <br />  Mais ce soir, je veux aussi remercier ceux qui prennent tous les risques pour faire triompher les forces de la vie&nbsp;: les personnels médicaux bien sûr, les personnels éducatifs, mais également ceux que l’on ne voit pas, ceux dont personne ne parle, mais qui permettent à notre société de continuer malgré tout à vivre&nbsp;: ceux qui entretiennent les routes, ceux qui nettoient nos villages et nos villes, celles et ceux qui permettent à nos anciens et aux malades de demeurer dans leurs maisons, tous les anonymes qui, par leur travail, contribuent à maintenir un souffle de vie et le lien social dans les moments les plus difficiles. <br />  Je pense aussi aux acteurs culturels, car leur activité est plus qu’<em>essentielle</em>. L’homme ne peut être réduit à un consommateur, pas même de numérique. <br />  Je vous parlerai également de la situation de la Corse face à la crise. Vous l’aurez compris&nbsp;: les élus corses n’ont pas eu leur mot à dire sur la politique sanitaire et c’est Paris qui a décidé de tout. Si ses décisions avaient été bonnes, il y aurait déjà un problème de démocratie. Mais de surcroît, nous avons eu l’impression d’être à la merci de n’importe quoi&nbsp;: à en croire les ministres et les préfets, à un certain moment les masques ne servaient à rien, et puis ensuite il fallait les porter même pour dormir. Il fallait à tout prix rester enfermés à la maison mais il était possible de sortir pour voter aux élections municipales. De couvre-feux en confinements, les commerçants et autres professionnels ont été tourmentés sans que personne ne puisse comprendre la politique d’ensemble de l’Administration. La certification sanitaire pour entrer en Corse, votée par notre Assemblée, a été refusée, puis annoncée mais sans obligation, ce qui ne sert à rien… <br />  Pour les Corses, et surtout pour les responsables, il est plus que temps de dire non. Il faut cesser d’obéir à des règles ineptes qui nous conduisent à la ruine. Il faut prendre et mettre en œuvre <em>nos</em> décisions. <br />  Il faut vraiment le faire car nous en sommes capables. Les réflexions de notre Assemblée sur le fameux «&nbsp;monde d’après&nbsp;» sont plus avancées que de l’autre côté de la mer. Dans le domaine de l’innovation sociale, nous avons préparé l’avenir. Par exemple, le Revenu Universel dont parle le monde entier depuis quelques mois, nous, nous y travaillons depuis trois ans et notre projet serait déjà mis en application sans le blocage de Paris, une fois de plus… <br />  Sur tous les sujets, nous sommes entravés par une administration française absurde qui a déjà réussi à dévaster son propre pays. <br />  Cette année, nous ne pouvons nous contenter de dire «&nbsp;Pace è salute&nbsp;» et de continuer comme avant. <br />  Cette année, nos vœux devront trouver la force de devenir réalité. <br />  C’est pourquoi, Chères compatriotes, chers compatriotes, je vous dis avec foi&nbsp;: <br />  La paix et la santé bien sûr, l’amour, le bonheur… <br />  Mais aussi la volonté, la force, la détermination. <br />  Et la confiance en ce que nous sommes. <br />  Soyez sûrs de vous, sûrs de nous tous. Et vivez heureux! <br />  Evviva a Nazione! <br />  Evviva a Corsica!
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   <title>Face au sabotage déterminé de l'administration d'Etat, nous réapproprier le pouvoir que nous ont confié les Corses</title>
   <pubDate>Mon, 21 Dec 2020 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   Discours du Président de l'Assemblée de Corse en ouverture de la séance publique du 21 décembre 2020.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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      Chers collègues, <br />   <br />  Compte tenu de la situation actuelle, je prononcerai exceptionnellement en langue française cette allocution introductive de séance, afin de m’assurer d’être parfaitement compris, y compris par les occupants actuels – et transitoires – de <em>nos</em> locaux du Palais Lantivy. <br />   <br />  Au moment où une crise sanitaire, économique et sociale frappe l’ensemble de la planète, les responsables français semblent trouver le moment bien choisi pour engager une démarche de mise au pas de la société corse. <br />   <br />  Si Paris fait preuve, depuis à présent des années, d’une volonté obstinée de s’opposer au projet politique validé par une majorité absolue de Corses, les derniers mois – et singulièrement les derniers jours – ont constitué l’acmé de cette politique méprisante et agressive à l’endroit de notre majorité, et plus généralement des institutions corses dont nous avons la charge. <br />   <br />  La mauvaise volonté de l’administration d’Etat, qui était devenue habituelle, prend aujourd’hui de nouvelles formes relevant d’un sabotage déterminé que l’on ne cherche même plus à dissimuler. Dans un certain nombre de dossiers financiers, économiques, sociaux ou d’aménagement du territoire, tout est fait pour signifier aux Corses que s’ils persistaient à mal voter, c’est-à-dire à voter pour des candidats nationalistes, ils n’obtiendraient rien de ce que la justice et le droit devrait naturellement leur permettre d’attendre. <br />   <br />  Le principe de neutralité de l’administration est ouvertement, ostensiblement, foulé aux pieds. À tel point d’ailleurs que cette démarche outrancière risque de finir par gêner, voire par desservir, les personnalités politiques que Paris entend favoriser. <br />   <br />  La gestion de la crise épidémique, conduite en dépit du bon sens par un gouvernement largement disqualifié aux yeux des Français eux-mêmes, n’a pas dans l’île permis aux élus corses de voir leurs positions tant soit peu prises en compte&nbsp;: sur les aspects proprement sanitaires comme sur les aspects économiques et sociaux, tout ce qui vient de cet hémicycle est purement et simplement balayé. <br />   <br />  Je prendrai simplement comme exemple la demande de certification sanitaire afin de sécuriser les arrivées dans l’île. Cette mesure devrait aller de soi ici, comme dans les Outre-mer où elle est appliquée. Le caractère insulaire de la Corse a été délibérément ignoré à travers une démarche inepte allant jusqu’à nier la géographie, pour faire de la Corse une sorte de prolongement de l’hexagone, une péninsule en quelque sorte. À ce stade, il devient difficile de faire le départ entre la malveillance et l’incompétence, bien que la première parvienne souvent à dépasser la seconde, ce qui relève d’un effort méritoire. Le comble de l’absurdité vient aujourd’hui d’être atteint avec l’instauration de tests obligatoires dont il n’est pas demandé de justifier… Dans cette affaire comme en d’autres, comment expliquer des positions de la sorte, si ce n’est par la volonté d’écarter par principe ce qui est proposé par les élus corses&nbsp;? <br />   <br />  À tel point que le préfet pousse aujourd’hui l’autoritarisme jusqu’à nous contester le droit de prendre ici des délibérations exprimant une position sur une question internationale. Je pense évidemment à la demande de retrait de notre motion en soutien à l’Arménie. Or chacun sait que cette Assemblée a régulièrement voté de telles délibérations et que le préfet Bonnet lui-même n’a jamais songé à les contester&nbsp;! <br />   <br />  Et je n’ai pas évoqué les fermetures arbitraires, ces derniers jours, de commerces déjà en grande difficulté, ou encore l’étrange décision de fermeture du port de Bunifaziu, finalement annulée quelques heures plus tard. <br />  Cette semaine cependant, un progrès semble se dessiner puisque nous n’avons encore enregistré aucune intervention intempestive du préfet de Corse. Il est vrai que nous ne sommes que lundi et que nous abordons à peine la mi-journée… <br />   <br />  Dernière provocation en date, et au niveau hiérarchique supérieur, le décret du Premier ministre intervenu ces dernières heures et susceptible de produire des effets désastreux s’agissant du classement DPS de prisonniers ayant déjà été, depuis des années, exclus du champ du droit afin d’assouvir une vengeance d’Etat… <br />  Monsieur le Président du Conseil exécutif, nous avons réagi conjointement sur ce point et, de façon plus générale, échangé ces derniers jours sur le contexte actuel. Vous connaissez ma position. Je crois que vous en partagez une bonne part. <br />   <br />  Pour décrire la situation dans laquelle nous sommes, je n’utiliserai pas la métaphore quelque peu éculée de la croisée des chemins. Car c’est dans une impasse que nous nous trouvons. Une impasse d’autant plus sombre que nous demeurons dans l’impossibilité de respecter les engagements souscrits devant les Corses à travers le projet qu’ils ont approuvé par leur vote en 2015, et surtout en 2017. <br />   <br />  Il nous faut donc, je pense, en tirer les conséquences et changer de stratégie. Mais changer pour quelle stratégie&nbsp;? Lorsque certains élus de cet hémicycle nous recommandent de faire preuve de «&nbsp;cordialité&nbsp;» et de «&nbsp;déférence&nbsp;» à l’égard des représentants de l’Etat, ils sont logiques avec eux-mêmes et avec leur conception de la Corse qu’ils considèrent comme une simple entité administrative française. C’est leur droit le plus absolu mais ils savent aussi, et nous savons tous, que ce n’est pas pour cela que les Corses ont voté en confiant les institutions à des nationalistes. Une telle attitude n’aurait d’ailleurs d’autre effet que de nous déconsidérer et d’humilier les institutions que nous avons juré de défendre. <br />   <br />  La seule autre stratégie alternative est celle de la rupture avec un système politique stérile qui cantonne notre majorité à une activité de pure gestion, une gestion au surplus entravée à chaque pas, par la préfecture. Avons-nous les moyens de consommer cette rupture et de nous réapproprier le pouvoir réel que nous ont confié les Corses et qui a, de fait, été confisqué&nbsp;? Je crois sincèrement que nous pouvons relever le défi. <br />   <br />  J’ai la conviction qu’avec, en premier lieu, l’ensemble des moyens institutionnels dont nous disposons, les élus territoriaux, municipaux, communautaires, consulaires – sans compter les parlementaires à Paris –, avec, en deuxième lieu, les forces sociales qui partagent nos idées, formations syndicales et socioprofessionnelles, avec, en troisième lieu, les forces militantes et la mobilisation populaire, nous pourrons empêcher l’administration d’Etat de nous imposer des décisions que nous désapprouvons et nous serons en mesure d’appliquer largement les délibérations de nos propres institutions. Cela passe certes par un rapport de force, mais seul ce dernier pourra contraindre Paris à reconsidérer, sur une base enfin démocratique, ses relations avec la Corse. <br />   <br />  Je propose, Monsieur le président du Conseil exécutif, Mesdames et Messieurs les élus – particulièrement bien sûr ceux qui se réclament de la nation –, que nous ouvrions rapidement le débat, entre nous naturellement, mais également avec les formations politiques et les forces vives qui nous ont portés aux responsabilités, sur ce nécessaire changement de stratégie. <br />  &nbsp; <br />  Nanzu di compie, vulerebbi ringrazià à tutti quelli chì, quist’annu, ci anu permessu di travaglia malgradu a crisa sanitaria&nbsp;: in particulare u Secretariatu generale, u serviziu infurmaticu, i cullaburatori di i gruppi, è u cabinettu di a presidenza di l’Assemblea. <br />   <br />  Infine, i mio auguri&nbsp;: ùn vi diceraghju micca «&nbsp;Bone feste&nbsp;» ma «&nbsp;Bon’ Natale&nbsp;» chì Natale ùn hè una festa cum’è l’altre, particularamente in Corsica&nbsp;! Allora, pregu un bon’ Natale à tutte l’elette è à tutti l’eletti di l’Assemblea, di u Cunsigliu esecutivu, à tutti i Corsi, è ancu à l’altri&nbsp;!
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Discours du Président de l'Assemblée de Corse en ouverture de la séance publique du 21 décembre 2020.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Chers collègues, Compte tenu de la situation actuelle, je prononcerai exceptionnellement en langue française cette allocution introductive de séance, afin de m’assurer d’être parfaitement compris, y compris par les occupants actuels – et transitoires – de nos locaux du Palais Lantivy. Au moment où une crise sanitaire, économique et sociale frappe l’ensemble de la planète, les responsables français semblent trouver le moment bien choisi pour engager une démarche de mise au pas de la société corse. Si Paris fait preuve, depuis à présent des années, d’une volonté obstinée de s’opposer au projet politique validé par une majorité absolue de Corses, les derniers mois – et singulièrement les derniers jours – ont constitué l’acmé de cette politique méprisante et agressive à l’endroit de notre majorité, et plus généralement des institutions corses dont nous avons la charge. La mauvaise volonté de l’administration d’Etat, qui était devenue habituelle, prend aujourd’hui de nouvelles formes relevant d’un sabotage déterminé que l’on ne cherche même plus à dissimuler. Dans un certain nombre de dossiers financiers, économiques, sociaux ou d’aménagement du territoire, tout est fait pour signifier aux Corses que s’ils persistaient à mal voter, c’est-à-dire à voter pour des candidats nationalistes, ils n’obtiendraient rien de ce que la justice et le droit devrait naturellement leur permettre d’attendre. Le principe de neutralité de l’administration est ouvertement, ostensiblement, foulé aux pieds. À tel point d’ailleurs que cette démarche outrancière risque de finir par gêner, voire par desservir, les personnalités politiques que Paris entend favoriser. La gestion de la crise épidémique, conduite en dépit du bon sens par un gouvernement largement disqualifié aux yeux des Français eux-mêmes, n’a pas dans l’île permis aux élus corses de voir leurs positions tant soit peu prises en compte : sur les aspects proprement sanitaires comme sur les aspects économiques et sociaux, tout ce qui vient de cet hémicycle est purement et simplement balayé. Je prendrai simplement comme exemple la demande de certification sanitaire afin de sécuriser les arrivées dans l’île. Cette mesure devrait aller de soi ici, comme dans les Outre-mer où elle est appliquée. Le caractère insulaire de la Corse a été délibérément ignoré à travers une démarche inepte allant jusqu’à nier la géographie, pour faire de la Corse une sorte de prolongement de l’hexagone, une péninsule en quelque sorte. À ce stade, il devient difficile de faire le départ entre la malveillance et l’incompétence, bien que la première parvienne souvent à dépasser la seconde, ce qui relève d’un effort méritoire. Le comble de l’absurdité vient aujourd’hui d’être atteint avec l’instauration de tests obligatoires dont il n’est pas demandé de justifier… Dans cette affaire comme en d’autres, comment expliquer des positions de la sorte, si ce n’est par la volonté d’écarter par principe ce qui est proposé par les élus corses ? À tel point que le préfet pousse aujourd’hui l’autoritarisme jusqu’à nous contester le droit de prendre ici des délibérations exprimant une position sur une question internationale. Je pense évidemment à la demande de retrait de notre motion en soutien à l’Arménie. Or chacun sait que cette Assemblée a régulièrement voté de telles délibérations et que le préfet Bonnet lui-même n’a jamais songé à les contester ! Et je n’ai pas évoqué les fermetures arbitraires, ces derniers jours, de commerces déjà en grande difficulté, ou encore l’étrange décision de fermeture du port de Bunifaziu, finalement annulée quelques heures plus tard. Cette semaine cependant, un progrès semble se dessiner puisque nous n’avons encore enregistré aucune intervention intempestive du préfet de Corse. Il est vrai que nous ne sommes que lundi et que nous abordons à peine la mi-journée… Dernière provocation en date, et au niveau hiérarchique supérieur, le décret du Premier ministre intervenu ces dernières heures e...]]></itunes:summary>
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   <link>https://www.isula.corsica/assemblea/Face-au-sabotage-determine-de-l-administration-d-Etat-nous-reapproprier-le-pouvoir-que-nous-ont-confie-les-Corses_a639.html</link>
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   <title>"L'administration d'Etat a failli. Les élus corses doivent imposer la prise en compte de leur légitimité."</title>
   <pubDate>Thu, 05 Nov 2020 14:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   Discours du Président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, en ouverture de la session du 5 novembre 2020.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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       <br />   <br />  Care culleghe, cari culleghi, <br />   <br />  Nous voici donc à nouveau réunis à distance, preuve que des mois après l’apparition de la Covid, nous restons tous suspendus aux progrès de la science pour nous débarrasser de cette maladie qui touche notre île, met à mal son système de santé fragile, endeuille de nouvelles familles, et n’épargne pas certains agents et élus de cette collectivité ni le monde médical qui a perdu une de ses infirmières très récemment. <br />   <br />  Nos pensées vont naturellement à ces victimes de l’épidémie et à leurs proches. Je vous propose, en concertation avec le Président du Conseil exécutif, d’observer une minute de silence en leur mémoire, à midi, comme le feront au même moment les professionnels de santé. <br />   <br />  Ce nouveau confinement, c’est aussi la preuve que le gouvernement français a manqué d’anticipation. Un manque d’anticipation qui peut en vérité se lire depuis des années déjà, lorsque l’accélération de la mondialisation entraînait avec elle un risque accru de pandémies, ce qui n’a malheureusement pas porté les pouvoirs publics successifs à investir dans le secteur sanitaire. Au contraire. <br />   <br />  Dès le début de la crise et lors du déconfinement, en listant les contraintes de notre territoire mais aussi ses atouts, mobilisables au profit d’une lutte efficace contre le virus, les propositions formulées par notre majorité - et notre Assemblée- pour éviter une situation semblable à celle de mars dernier n’ont pas été entendues. Je le regrette. <br />   <br />  Car on ne lutte pas contre un virus sur une île comme on le ferait sur d’autres territoires. Une protection surement plus efficace était possible en régulant les flux de passagers, qu’il s’agisse de supprimer les liaisons avec l’Italie quand ce pays était durement touché, ou de mettre en place un passeport sanitaire à la sortie du confinement. Je rappelle aussi que la demande de création d’un 2 CHU, établissement capable de tirer vers le haut l’ensemble de notre système de soins, n’a reçu pour l’heure aucun retour de la part du gouvernement. <br />   <br />  Grâce à l’investissement des personnels de santé, la Corse était parvenue à une situation sous contrôle à l’issue du confinement, situation qui de fait, n’a pu être maintenue. <br />   <br />  Aujourd’hui, avec cette deuxième vague, de sombres perspectives nous sont présentées par les experts : 140 cas nécessitant une hospitalisation en réanimation dans les jours à venir. Face à ces chiffres, l’hôpital tente de se réorganiser, et l’on risque de ne pas pouvoir compter sur les évacuations sanitaires étant donnée la situation dans laquelle se trouve la quasi-totalité du territoire français. <br />   <br />  Devant ce constat, particulièrement grave, la décision radicale qui est prise, celle de reconfiner, porte en elle son lot d’incohérences et d’ajustements incessants, ce qui malheureusement n’est pas propice à provoquer l’adhésion de la population. <br />   <br />  Pour exemple, nous avons vu fermer, entre autres, les librairies, curieusement étiquetées « non-essentielles », puis, par souci « d’équité », certains rayons de supermarchés proposant ces mêmes produits … <br />   <br />  De nombreux acteurs socio-économiques sont aujourd’hui dans un désarroi toujours plus grand après une période difficile, durant laquelle ils ont pourtant fait les efforts demandés en matière de protocole sanitaire. <br />   <br />  Cette désorganisation et ces incompréhensions provoquent un mécontentement qui va grandissant et créent une défiance dangereusement défavorable au respect des mesures sanitaires. Celles-ci, ne l’oublions pas, restent primordiales et c’est vers le soutien au système hospitalier que nos forces doivent continuer prioritairement à converger. <br />   <br />  La période que nous vivons est difficile et anxiogène à plusieurs titres : à la crise sanitaire, économique, sociale, s’ajoute la menace islamiste qui a de nouveau sévi sur le territoire européen et au-delà. D’abord l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’Histoire-géographie, puis de nouvelles victimes à Nice au sein même d’une cathédrale, puis les attentats de Vienne, de Kaboul… L’enseignement, la liberté de culte, sont les cibles de dangereux criminels, qui, prétextant défendre une religion, ne sont, ni plus ni moins, que des assassins. <br />   <br />  La Corse est solidaire des familles meurtries, des communautés religieuses et du monde enseignant, tous touchés par ces actes ignobles. <br />  Nous le répétons, la tolérance n’est pas de mise face à ces fanatiques. <br />   <br />  Je sais que cette position est partagée par la communauté musulmane, dont beaucoup de représentants ont pris publiquement et clairement position en ce sens. <br />   <br />  Face à la recrudescence de ces drames, face à la crise sanitaire, face à la peur, aux contradictions, règne une certaine confusion, voire une perte de confiance généralisée. <br />   <br />  D’aucuns diront que la société est prête à se morceler, à se diviser, ou l’est déjà. Ne leur donnons pas raison. <br />   <br />  Loin des décisions unilatérales prises par Paris, dont on veut nous faire croire qu’elles sont les bonnes ou les seules possibles, nous faisons un autre pari, celui d’allier la prise de décision rapide à l’intelligence collective et à la concertation. Une concertation qui, in fine pourrait aider chacun d’entre nous à mieux s’adapter à la crise, sur le long terme cette fois. <br />   <br />  On nous prédit en effet de devoir « vivre avec le virus » jusqu’à l’été 2021 au mieux. D’ici là, le phénomène d’alternance entre confinement et déconfinement, ce « stop and go », doit pouvoir être évité au profit de nouvelles façons de s’organiser. <br />   <br />  Celles-ci se prévoient, se discutent, s’appuient sur des innovations et s’évaluent aussi. C’est pourquoi, il est dans notre intérêt à tous de nous y atteler au plus tôt pour sortir de l’urgence dans laquelle nous avons été pris par deux fois maintenant, et laisser enfin place à une stratégie efficace. <br />   <br />  L’Assemblée avait préconisé cette méthode en votant pour un comité regroupant élus, professionnels des différents secteurs concernés, et scientifiques. Ce comité avait pour but de proposer des mesures pouvant allier à la fois sécurité sanitaire et maintien de l’activité économique de l’île, même si, on le sait, cet exercice n’est pas aisé. <br />   <br />  Ce comité doit pouvoir, aujourd’hui plus que jamais, remplir son rôle et guider les choix dans cette période trouble où les décisions, en l’absence de certitudes, semblent se fonder sur des croyances ou des a priori – qui plus est à géométrie variable - toujours péremptoirement présentées comme des évidences, même lorsqu’elles contredisent la position précédente. <br />   <br />  <strong>Dans ce contexte difficile, l’administration d’Etat a failli. Il nous faut le dire clairement. Après avoir refusé de prendre en compte les positions de l’Assemblée de Corse, comme la sécurisation sanitaire des arrivées dans l’île, elle prétend imposer de façon autoritaire des mesures contestables telles le couvre-feu, ou injustes, comme le nouveau confinement dont les modalités se heurtent logiquement à un défaut total d’acceptabilité sociale. </strong> <br />   <br />  La triste affaire du port de Bunifaziu est malheureusement révélatrice de cette politique de l’Etat, unilatérale et souvent incompréhensible, pour ne pas dire davantage. <br />   <br />  <strong>Les élus corses, en tant que seules autorités sur l’île à avoir été démocratiquement désignées par leur peuple, doivent se réapproprier les responsabilités qui sont naturellement les leurs. Nous devons pour cela poursuivre notre travail ensemble, mettre en commun nos idées, nos réflexions, puis décider de ce qui sera le mieux pour protéger, à notre niveau, les Corses, et imposer enfin la prise en compte de notre légitimité. Voilà ce que nous l’on attend de nous, voilà ce que nous devons faire à présent.</strong> <br />   <br />  Je vous remercie.
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   <title>Découvrez le Grand Hôtel de la Collectivité de Corse</title>
   <pubDate>Sun, 20 Sep 2020 08:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vannina Piazza</dc:creator>
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 	<itunes:author>Vannina Piazza</itunes:author>
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   <title>Crise du coronavirus - Message du Président de l'Assemblée de Corse</title>
   <pubDate>Fri, 13 Mar 2020 21:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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      Care cumpatriotte, cari cumpatriotti, <br />  Contrairement à mon habitude, je m’adresserai à vous en langue française car ce message ne concerne pas seulement les Corses, d’origine ou d’adoption, mais également ceux qui résident à titre temporaire dans notre pays et que les pouvoirs publics corses ont également à cœur de protéger. <br />  Notre pays la Corse, l’Europe, le monde, traversent une épreuve qui, de l’avis général des spécialistes, ne fait que commencer. <br />  Je voudrais m’adresser tout d’abord aux familles endeuillées, aux malades, à ceux qui sont actuellement confinés, pour leur témoigner mon soutien. Je pense tout particulièrement aux prisonniers, dont la condition habituellement difficile, est encore aggravée par cette épidémie. <br />  Enfin, je voudrais remercier chaleureusement ceux qui sont en première ligne, à savoir les personnels de santé, du public ou du privé, qui prennent quotidiennement des risques personnels pour prendre soin des autres. Je veux leur exprimer notre gratitude au nom des institutions et donc de l’ensemble des Corses. Di core, à ringrazià vi, assai, assai. <br />  Je voudrais également assurer tous les Corses, qui sont inquiets, pour eux et leurs proches, de la pleine disponibilité des autorités politiques et administratives, qu’il s’agisse des élus et institutions corses ou de l’Administration d’Etat avec laquelle nous travaillons quotidiennement dans un esprit de concorde puisque en de telles circonstances, tous les efforts doivent être tendus vers le même objectif&nbsp;: la sécurité de nos concitoyens. Si des divergences d’appréciation peuvent surgir sur telle ou telle disposition à prendre, elles sont traitées de façon sereine dans un esprit commun de bonne volonté. Des discussions sont actuellement en cours s’agissant de certaines mesures que j’ai préconisées&nbsp;et qui n’ont pas pour l’heure été acceptées par l’Etat et d’autres élus, y compris de notre majorité. Je continuerai à les défendre, fermement mais sans esprit de polémique, et dans le respect de chacun. Je pense notamment à la suspension des liaisons avec l’Italie, que je demande pour des raisons de sécurité de tous, y compris de nos amis italiens qui n’ont aucun intérêt à voir se développer un nouveau foyer de contamination dans notre île, proche de la péninsule. Du reste, le président Solinas demande depuis plusieurs jours la même mesure pour la Sardaigne. <br />  Enfin, et ce sera mon message principal, j’en appelle au civisme et à l’esprit de responsabilité. <br />  Chacun doit appliquer scrupuleusement les mesures préconisées par l’ensemble des pouvoirs publics&nbsp;: réduire au minimum les déplacements et les interactions humaines porteuses de risques. Hier, Bianca Fazi, conseillère exécutive en charge de la santé, expliquait que des personnes dont le confinement avait été prescrit circulaient librement à Aiacciu. Ce type de comportements est inacceptable car ils mettent en danger l’ensemble des habitants de la Corse. Quant aux «&nbsp;gestes barrières&nbsp;», il est vrai qu’ils sont plutôt contre intuitifs dans un pays méditerranéen comme le nôtre où nous avons l’habitude de nous tendre la main et de nous embrasser. Moi-même, j’ai eu quelques difficultés à prendre certains nouveaux réflexes. Pourtant, nous devons le faire, pour le bien de tous et de chacun. Par les temps que nous vivons, l’amicizia, a fratellanza, ces sentiments si proches de la philia des grecs, tellement enracinés dans notre culture, ne doivent pas se traduire par des embrassades mais par des gestes qui préservent l’autre et soi-même. C’est, provisoirement bien-sûr, l’expression la plus forte de ce que les anglais appellent le care et que nous désignons par la belle parole de «&nbsp;primura&nbsp;». Aimer l’autre, aujourd’hui, c’est le préserver, c’est le protéger. <br />  Voilà ce que je voulais vous dire. Cette épreuve nous allons la traverser ensemble, dans l’union et la fraternité, une fraternité que nous devons nous témoigner, par la rigueur et par l’exemple, une fraternité que nous devons également témoigner aux peuples qui nous entourent et qui sont également en danger. <br />  Cette bataille, nous allons la gagner en faisant appel à ce qu’il y a de plus profond en nous, sur les plans moral et spirituel. <br />  Siamu uniti è decisi, è sta battaglia l’avemu da vince. È cusì sia&nbsp;! <br />  Evviva a Nazione, <br />  Evviva a Corsica&nbsp;!
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   <title>"Ùn si pò chjode l'ochji è ùn si pò stà zitti" | Discorsu di u Presidente di l'Assemblea</title>
   <pubDate>Thu, 26 Sep 2019 10:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Les discours - 2018/2021]]></dc:subject>
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   Discours du Président de l'Assemblée de Corse, jean-Guy Talamoni, en ouverture de la séance publique de l'Assemblée de Corse du 26 septembre 2019.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/37644553-33165895.jpg?v=1569489874" alt=""Ùn si pò chjode l'ochji è ùn si pò stà zitti" | Discorsu di u Presidente di l'Assemblea" title=""Ùn si pò chjode l'ochji è ùn si pò stà zitti" | Discorsu di u Presidente di l'Assemblea" />
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      Care culleghe, cari culleghi, <br />   <br />  Vulerebbi per principià chè no pensessimu à l’agenti di a Cullettività chì si ne sò andati, à e famiglie culpite. Pensu in particulare à Ghjuvan Maria Cotoni, rispunsevule di l’Agenzia di u turisimu è militante naziunalistu di sempre. <br />  Vulerebbi dinù chè no rendessimu umagiu à Paul Patriarche. Anzianu deputatu, hè statu dinù parechji anni membru di a nostra Assemblea è Cunsigliere esecutivu, Presidente di l’ADEC. Vi dumandu di rispettà un minutu di silenziu. <br />   <br />  *** <br />  Vogliu dinù assicurà Mattea Casalta, Vice Presidente di l’Assemblea di Corsica, messa in causa da un scrittu inghjustu è indegnu, di tuttu u nostru sustegnu. <br />   <br />  *** <br />  Cosa ci pò esse di peghju, per eletti cum’è noi, rispunsevuli pulitichi di una cullettività umana, chè di vede la culpita da i malanni&nbsp;? <br />  Issu populu, chì ci hà datu a so cunfidenza, ùn pò chè girà si versu noi, è noi, simu chjamati à dì è à fà ciò chè no pudemu dì è fà. <br />  St’ultimi ghjorni, parechji evenimenti anu scunvoltu a nostra sucietà. In particulare l’assassinatu di un giovanu Corsu, militante naziunalistu, Massimu Susini. Bella sicura, cum’è eletti di a Corsica, pigliemu in contu tutti i drami è tutti doli, è micca solamente quelli di a nostra famiglia pulitica. Ma quì, ùn possu chè ramentà chì a nostra furmazione hà persu ùn hè tantu, qualchì annu fà, in cundizione simule, unu di i soi, Filippu Paoli. Era un rispunsevule di Corsica Libera. Era dinù u m’amicu è m’arricordu di sti mumenti cum’è s’ella fussi erimane. <br />   <br />  Sti drami è sti doli, è a situazione torba ch’ella cunnosce a Corsica, ùn sò dunque un fattu novu, chì dipoi anni è anni vidimu stallà si un sistema chì ci vole chjamà incù u so nome. A ci dice Camus&nbsp;: «&nbsp;Ùn truvà e parolle bone aghjusta à e disgrazie di u mondu&nbsp;». <strong>Hè per quessa chì e derive chella cunnosce a Corsica, sò, ci vole à dì la chjaramente, di natura maffiosa. </strong> <br />   <br />  A parolla ùn po esse lampata à a scimesca è ci vole à esse precisu. A maffia ùn hè solu u bandittisimu urganizatu. Dui altri elementi sò nicessarii per caratterizà la&nbsp;: a lea incù l’ecunumia è a lea incù a pulitica. <br />   <br />  A lea incù l’ecunumia. Basta à lampa un ochju nantu à a carta di l’assassinati di st’ultimi anni è à quella di a speculazione imubiliaria per custatà ch’elle sò simule. <br />   <br />  Terzu elementu: a lea incù a pulitica. Pensu eiu chì a piuparte di l’eletti corsi, quale ellu sia l’ingagiamentu puliticu, sò ghjente oneste. Eppuru, si sà a pressione chì pesa nantu à certi eletti, lucali in particulare. Pressione di a forza, pressione di u sollu. D’altronde, u sollu dinù hè una forza. <br />   <br />  Eccu induve ne simu. Ùn si pò chjode l’ochji è ùn si pò stà zitti. <br />  Sicuramente, ùn avemu micca quì tutti i mezi per cambià e cose, in particulare i mezi pulizzeri è ghjudiziarii. D’altronde, i soli à dumandà issi mezi custì sò l’indipendentisti, è ùn sò magiuritarii in st’Assemblea. Nantu à stu puntu, ùn simu magiuritarii. U statu, in carica di stu duminiu, hè davantu à u risultatu di i so fiaschi è di a so pulitica. Durante quarant’anni, a so sola primura hè stata d’arrestà i naziunali corsi, è hà lasciatu u bandittisimu urganizà si in tutta libertà. <br />   <br />  Ma ùn vogliu oghje sviluppà sti rimproveri, nè mancu parlà di ciò chì ùn avemu i mezi di fà. Perchè avemu dinù qualchì mezu, è credu chè no seremu d’accunsente per mette li in ballu, ciò chì, per contu nostru, avemu cuminciatu à fà. <br />   <br />  A sapete, m’hè accatutu d’esse criticu nantu à l’azzione di u cunsigliu esecutivu chì nantu à certi sugetti, m’hè parsu chì ùn andava micca abbastanza in furia è abbastanza luntanu. A pensu sempre d’atronde. Ma ci hè un puntu nantu à u quale ùn si pò fà, di bona fede, un prucessu à u Presidente di u Cunsigliu esecutivu, è di modu generale à l’eletti di a nostra magiurità&nbsp;: a so vuluntà forte d’assicurà tutte e guaranzie d’onestità, di prubità, in l’usu di i solli publichi. <br />   <br />  Altru sugettu liatu à issa quistione&nbsp;: u duminiu di u fundiariu è di l’immubiliare. U PADDUC vutatu da a nostra assemblea, nanzu chè no piglissimu e respunsabilità à a Cullettività, và ind’u bon sensu&nbsp;: prutettore di u nostru patrimoniu naturale, cuntribuisce à fà calà l’inghjochi in stu settore particulare attraente assai per l’interessi maffiosi. Ci vole, mi pare, à difende u PADDUC, spessu attaccatu, è ancu rifurzà lu. <br />   <br />  Vogliu salutà quì l’azzione è a vigilanza di l’associi di difesa di u circondu. <br />   <br />  Vogliu dinù ramintà chì durante quarant’anni, sò stati i sacrifizii di a lotta naziunale chì anu permessu di prutegge stu patrimoniu naturale contru, spessu, interessi torbi assai.&nbsp; Hè per quessa chì, sò statu stunatu, per ùn dì di più, da un passagiu di l'intervista in u giurnale d'arrimane, di un purtavoce di u novu cumitatu anti maffia, chì pretende chì a candestinità averebbe avutu una rispunsabilità in u sviluppu di u fenomenu maffiosu. Mi pare à mè - al dilà di u fattu chì nisuna azzione umana ùn si possi fà senza qualchì sbagliu o sviatura - chì senza a clandestinità, a Corsica serebbe stata venduta, betunizata, cum'ella era prevista à l'epica, è ch'ella serebbe avà in manu à interessi maffiosi. Spergu sinceramente chì stu propositu ùn ingagia micca u cumitatu sanu. <br />  &nbsp; <br />  Allora, omu pò dì ciò ch’ellu vole. I naziunalisti ùn seranu santi, di sicuru. Ci vulerà chì tuttu ognunu, noi dinù, fessi assai megliu chè ciò ch’ellu hà fattu sin’à avà. Chè no circhessimu u più bonu di ciò chè no purtemu in noi per da capu à a situazione pessima chè no cunniscimu. <br />   <br />  Hè per quessa chì aghju prupostu d’avè un scambiu oghje nantu à a stu sugettu di primura. Ùn serà a prima volta in st’emicicliu, ma credu chì sta volta ùn ci vulerà à sbaglià si. Ci vulerà à piglià u prublema di fronte, cum’ellu si presenta, per circà à trattà lu. Qualchì annu fà, in a cummisione «&nbsp;Viulenza&nbsp;», l’avemu messu, stu sugettu, à buleghju à d’altre prublematiche, impurtante ma sfarente, cum’è per indettu a viulenza in mezu sculare. Malgradu l’impegnu di u presidente Bucchini, chì vogliu salutà quì, a dimarchja vulsuta da l’Assemblea di l’epica, troppu larga, ùn hà mai permessu d’avanzà veramente. <br />   <br />  Oghje, ci vole à dì à u nostru populu chì l’eletti corsi sò cuscenti, decisi, arritti. <br />  È chì s’anu da dà i mezi per luttà contra un periculu murtale per a Corsica, u mezu più sicuru essendu a mubilisazione di tutti. <br />  À ringrazià vi.
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      Chers collègues, <br />   <br />  Je voudrais, pour commencer, que nous ayons une pensée pour les agents de la Collectivité de Corse qui nous ont quittés et pour les familles touchées par ces deuils. Je pense particulièrement à Jean-Marie Cotoni, responsable de l’Agence du tourisme de la Corse et militant nationaliste de toujours. <br />   <br />  Je voudrais également que nous rendions hommage à Paul Patriarche. Ancien député, il a également été durant plusieurs années membre de cette Assemblée et Conseiller exécutif, Président de l’ADEC. Je vous demande d’observer une minute de silence. <br />   <br />  *** <br />  Je veux aussi assurer Mattea Casalta, Vice-Présidente de l’Assemblée de Corse, mise en cause dans un tract injuste et indigne, de tout notre soutien. <br />   <br />  *** <br />  Que peut-il y avoir de pire, pour des élus comme nous, responsables d’une collectivité humaine, que de la voir frappée par des drames&nbsp;? <br />   <br />  Ce peuple, qui nous a fait confiance, ne peut que se tourner vers nous, et nous, sommes appelés à dire et à faire ce que nous pouvons dire et ce que nous pouvons faire. <br />   <br />  Ces derniers jours, plusieurs évènements ont bouleversé notre société. En particulier l’assassinat d’un jeune corse, militant nationaliste, Maxime Susini. Bien entendu, en tant qu’élus de la Corse, nous prenons en compte tous les drames et tous les deuils, et non seulement ceux de notre famille politique. Mais ici, je ne peux manquer de rappeler que notre formation a perdu il y a peu, il y a quelques années seulement, dans des conditions comparables, l’un des siens, Philippe Paoli. Il était l’un des responsables de Corsica Libera. Il était aussi mon ami et je me souviens de ces moments comme si c’était hier. <br />   <br />  Ces drames, ces deuils et cette situation trouble que connaît la Corse ne constituent pas un fait nouveau puisque depuis des années nous voyons s’installer un système qu’il faut bien appeler par son nom. Camus nous le dit&nbsp;: «&nbsp;Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde&nbsp;». C’est la raison pour laquelle les dérives que connaît la Corse sont, il faut le dire clairement, de nature mafieuse. <br />  Il faut être précis et employer les bons mots. La mafia, ce n’est pas seulement le banditisme organisé. Deux autres éléments sont nécessaires pour la caractériser&nbsp;: le lien avec l’économie et celui avec la politique. <br />   <br />  Concernant le lien avec l’économie, il suffit de regarder la carte des assassinats de ces dernières années et celle de la spéculation immobilière pour constater qu’elles sont semblables. <br />   <br />  Troisième élément&nbsp;: le lien avec la politique. Je pense, pour ma part, que la plupart des élus corses, quelle que soit leur tendance politique, sont des gens honnêtes. Pourtant, on connaît la pression qui pèse sur certains d’entre eux, élus locaux particulièrement. Pression de la force, pression financière. Par ailleurs, l’argent aussi est une force. <br />   <br />  Voilà où nous en sommes. Nous ne pouvons pas fermer les yeux et nous ne pouvons pas rester silencieux. <br />   <br />  Bien sûr, nous ne disposons pas ici de tous les moyens pour changer les choses, en particulier des moyens de police et de justice. D’ailleurs, les seuls à demander ces moyens sont les indépendantistes, et ils ne sont pas majoritaires dans cette assemblée. Sur ce point, nous ne sommes pas majoritaires. L’Etat, en charge de ce domaine, se trouve face au résultat de ses échecs et de sa politique. Durant quatre décennies, son seul objectif a été d’arrêter les nationalistes corses et il a laissé le banditisme s’organiser en toute liberté. <br />   <br />  Mais je ne veux pas aujourd’hui formuler des reproches, ni même parler de ce que nous n’avons pas les moyens de faire. Parce que nous avons aussi quelques moyens, et je crois que nous serons d’accord pour les mettre en œuvre, ce que, pour notre part, nous avons commencé à faire. <br />   <br />  Vous le savez, il m’est arrivé d’être critique vis-à-vis de l’action du Conseil exécutif qui, sur certains sujets, m’a semblé ne pas aller assez vite et assez loin. Je le pense toujours du reste. Mais il y a un point sur lequel on ne peut faire, de bonne foi, un procès au Président du Conseil exécutif, et de manière générale aux élus de notre majorité&nbsp;: sa forte volonté d’assurer toutes les garanties d’honnêteté, de probité, dans l’usage des deniers publics. <br />   <br />  Autre sujet lié à cette question&nbsp;: le domaine du foncier et de l’immobilier. Le Padduc, voté par notre Assemblée, avant que nous n’accédions aux responsabilités à la Collectivité, va dans le bon sens&nbsp;: protecteur de notre patrimoine naturel, il contribue à faire baisser le niveau des enjeux financiers dans ce secteur qui attire singulièrement les intérêts mafieux. Il faut, je crois, défendre ce Padduc, souvent attaqué, et même le renforcer. <br />   <br />  Je veux ici saluer l’action et la vigilance des associations de défense de l’environnement. <br />   <br />  Je veux également rappeler que durant quarante années, ce sont les sacrifices de la lutte nationale qui ont permis de protéger ce patrimoine naturel contre, souvent, des intérêts extrêmement troubles. C’est la raison pour laquelle j’ai été étonné, pour ne pas dire davantage, par un passage de l’interview dans le journal d’hier d’un porte-parole du nouveau comité anti-mafia, lequel prétend que la clandestinité aurait eu une responsabilité dans le développement du phénomène mafieux. Il me semble – au-delà du fait qu’aucune action humaine ne soit exempte d’erreurs ou de dérives – que sans la clandestinité, la Corse aurait été vendue, bétonnée, comme cela était d’ailleurs prévu à l’époque, et qu’elle serait désormais dans les mains d’intérêts mafieux. J’espère sincèrement que ce propos n’engage pas l’ensemble du comité. <br />  &nbsp; <br />  Alors, on peut dire ce que l’on veut. Les nationalistes ne sont certainement pas des saints. Il faudra que chaque Corse - et cela s’applique à nous également – fasse beaucoup mieux que ce qu’il a fait jusqu’à présent. Que nous fassions appel à ce qu’il y a de meilleur en nous pour affronter la situation extrêmement difficile que nous connaissons. <br />   <br />  C’est la raison pour laquelle j’ai proposé que nous ayons un échange dès aujourd’hui sur ce sujet de la première importance. Ce ne sera pas la première fois dans cet hémicycle, mais je crois que cette fois-ci il ne faudra pas se tromper et prendre le problème de front, comme il se présente, pour chercher à le traiter. Il y a quelques années, au moment de la création de la commission «&nbsp;Violence&nbsp;», nous avons mêlé ce sujet à d’autres problématiques, certes importantes mais différentes, comme par exemple la violence en milieu scolaire. Malgré l’engagement du Président Bucchini, que je veux ici saluer, la démarche voulue par l’Assemblée de l’époque, trop vaste dans son objet, n’a jamais permis d’avancer réellement. <br />   <br />  Aujourd’hui il faut dire à notre peuple que les élus corses sont conscients, décidés, debout. <br />  Et qu’ils vont se donner les moyens pour lutter contre un péril mortel pour la Corse, le plus sûr étant la mobilisation de tous. <br />  Je vous remercie.
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   <title>Hè ghjuntu u "tsunami" </title>
   <pubDate>Thu, 25 Jul 2019 15:02:00 +0200</pubDate>
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   Discorsu di u Presidente di l'Assemblea di Corsica, Jean-Guy Talamoni - sessione di u 25 di lugliu di u 2019.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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   <title>"Un altra Auropa, più demucratica è sulidaria" - Discours du Président de l'Assemblée de Corse</title>
   <pubDate>Thu, 23 May 2019 15:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   Discorsu di u Presidente di l'Assemblea in apertura di a sessione di maghju 2019.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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      Care culleghe, cari culleghi, <br />   <br />  Nanzu di principià, vogliu salutà u curagiu di l’agente di securità chì s’hè lampatu in acqua a settimana scorsa in Bastia, per purtà succorsu à una donna cascata in vittura in u portu. Di core, u felicitemu. <br />  Saluteremu dinù a nascita di Ghjuvan Martinu Tomasi, figliolu di u nostru&nbsp;cullegu Petru Antone. Cumplimenti à i genitori è à tutta a famiglia. <br />   <br />  427 milioni d’Aurupei sò chjamati à vutà per l’elezzione di u Parlamentu aurupeu à partesi di oghje, sin’à dumenica. <br />  L’Auropa hè presente in e nostre vite, in u nostru cutidianu, puru s’è ùn la vidimu micca, puru s’è ùn la sapemu micca. Eppuru, vene sempre difficiule di dì ciò ch’ella hè, trà l’astrazzione liata à a so urganisazione è à a so luntananza è u cuncretu in tante uperazione d’acconciu di u territoriu, di sustegnu à l’agricultura o à a ricerca. Quand’è no n’aspettemu assai, ci pare troppu debbule, quand’ella s’impegna, ci pare troppu presente. <br />   <br />  Ricolmu di sta debbulezza, u filosofu Régis Debray piglia in esempiu l’assenza di sturicità è d’identità nant’à i biglietti d’eurò. Nisuna figura storica, nisuna radica culturale, à contu soiu, s’assumiglierebbenu à biglietti di Monopoly quandu i dollari mettenu in risaltu omi è donne di a storia di i Stati Uniti, cù spressione latine è riferenze à trascindenze. <br />   <br />  Assenza di fruntiere precise, pesu di i Stati è cumplessità di u funziunamentu di l’Unione Auropea, assenza di ripresentazione di i veri populi in l’istituzione, sò tante ragione chì spieganu a debbulezza di l’imaginariu aurupeu, di u sintimu aurupeu, l’assenza d’un patriuttisimu aurupeu è d’amore per l’Auropa. <br />   <br />  Di modu paradussale, u sintimu aurupeu di noi altri si custruisce puru senza l’aiutu di l’Unione Auropea. Cumu spiegà altrimente e sulidarità trà i populi catalani, scuzzesi, walloni, corsi o irlandesi&nbsp;? Hè cresciuta dinù a fratellanza trà noi altri è i Sardi, i Tuscani o i Liguri. L’integrazione à l’Auropa si face dinù cù sti sintimi, puru s’è l’istituzione ùn sustenenu micca ste mosse di sulidarità è d’amicizia. E debbulezze di a so demucrazia accresce a nostra brama d’un altra Auropa, più demucratica è sulidaria. <br />   <br />  Hè una strada petricosa a demucrazia aurupea. Sicura chì avemu fattu un bellu caminu dipoi e duie guerre mundiale, ma e minaccie furestere, e paure liate à e religione o à e migrazione, a calata di l’influenza di l’Auropa nant’à l’andà di u mondu, cum’è a so piccula demugrafia, solu 5% di a pupulazione mundiale in u 2050, rinforzanu i regimi i più auturitarii. Di pettu à sti regimi è à a so demagugia, avemu un discorsu beatu d’ammirazione per l’Unione Auropea, senza nisun abbracciu cù a realità è u sintimu di i populi. Si nutriscenu di modu mutuale ste duie dimarchje chì parenu opposte, in a so presenza pulitica è mediatica. Ma l’unu è l’altra ùn mi parenu micca capaci à ricustruisce l’Auropa à l’altezza di l’inghjochi maiò, di e sfide in fatti di ghjustizia suciale, di trasizione climatica è ambientale, di leadership tennulogicu, di custruzzione demucratica, d’educazione è di pace. <br />   <br />  L’avemu digià detta, vulemu un Auropa di a cultura è di l’educazione ricca di e so radiche anziane. Vulemu un Auropa di i populi sulidarii è suprani, un Auropa chì rispetti a spressione demucratica. Vulemu un Auropa vicina à è donne è à l’omi chì ci campanu. Un Auropa arritta di pettu à i prublemi demugrafichi, eculogichi è numerichi chè no campemu. <br />   <br />  Sta visione pulitica di l’Auropa ùn la puderemu custruisce chè à patt’è cundizione di definisce un quadru di valori cumuni, un identità cullettiva, un mudellu aurupeu di sucetà. <br />  Disgraziatamente, a scelta data à l’elettore auropeu in i ghjorni à vene ùn mi pare offre una via chì ci possi purtà à a necessaria rifundazione di l’Unione.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="color:#808080;">------ <br />   <br />  Chers collègues, <br />   <br />  Pour commencer, je veux saluer le courage de l’agent de sécurité qui a plongé la semaine dernière dans le port de Bastia afin de porter secours à une dame qui y était tombée en voiture. &nbsp;Nous lui adressons nos félicitations sincères. <br />  Saluons aussi la naissance de Ghjuvan Martinu Tomasi, fils de notre collègue Petru Antone. Nous adressons nos compliments aux parents et à la famille. <br />  --- <br />  427 millions d’Européens sont appelés à voter pour l’élection du Parlement Européen à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche. &nbsp; <br />  L’Europe est présente dans nos vies, dans notre quotidien, même si nous ne la voyons pas, même si nous ne le savons pas. Pourtant, il est toujours difficile de dire ce qu’elle est, entre l’abstraction liée à son organisation et à son éloignement et l’aspect concret de nombreuses opérations d’aménagement du territoire, de soutien à l’agriculture ou à la recherche. Lorsque nous en attendons beaucoup, elle nous semble trop faible. Quand elle s’investit, elle nous paraît trop présente. <br />   <br />  Comble de cette faiblesse, le philosophe Régis Debray prend l’exemple de l’absence de l’histoire et de l’identité sur les billets d’euros. Aucune figure historique, aucune racine culturelle… pour lui, ils ressembleraient à des billets de Monopoly alors que les Dollars présentent des femmes et des hommes qui ont fait l’histoire des Etats-Unis, des expressions latines et des références à des transcendances. <br />   <br />  Absence de frontières précises, poids des états et complexité du fonctionnement de l’Union Européenne, absence de représentation réelle des peuples dans l’institution, autant de raisons qui expliquent la faiblesse de l’imaginaire européen, du sentiment européen, d’un patriotisme européen et d’un amour pour l’Europe. <br />   <br />  Paradoxalement, le sentiment européen que nous éprouvons nous-même se construit sans l’aide de l’Union Européenne. Comment expliquer autrement les solidarités entre les peuples catalan, écossais, wallon, corse ou irlandais&nbsp;? La fraternité entre nous, les Sardes, les Toscans ou les Ligures a, elle aussi, augmenté. Ces sentiments participent aussi à l’intégration à l’Europe bien que les institutions ne soutiennent pas ces élans de solidarité et d’amitié. Les faiblesses de sa démocratie accroissent notre désir d’une autre Europe, plus démocratique et plus solidaire. &nbsp; <br />   <br />  La démocratie européenne est une route caillouteuse. Bien entendu, nous avons fait un chemin important depuis les deux guerres mondiales mais les menaces extérieures, les peurs liées aux religions ou aux migrations, la baisse de l’influence de l’Europe sur la marche du Monde, comme sa faible démographie – seulement 5 % de la population mondiale en 2050 – renforcent les régimes les plus autoritaires. En face de ces régimes et de leur démagogie, nous avons un discours béat d’admiration pour l’Union Européenne, sans aucun lien avec la réalité et le sentiment des peuples. Ces deux démarches, qui semblent opposées, se nourrissent mutuellement, dans leur présence politique et médiatique. Mais l’une et l’autre ne me paraissent pas en mesure de reconstruire l’Europe à la hauteur des enjeux majeurs, des défis en matière de justice sociale, de transition climatique et environnementale, de leadership technologique, de construction démocratique, d’éducation et de paix.&nbsp; <br />   <br />  Nous l’avons déjà dit, nous voulons une Europe de la culture et de l’éducation riche de ses anciennes racines. Nous voulons une Europe des peuples solidaires et souverains, une Europe qui respecte l’expression démocratique. Nous voulons une Europe proche des femmes et des hommes qui y vivent. Une Europe debout face aux problèmes démographiques, écologiques et numériques que nous connaissons. <br />   <br />  Nous ne pourrons construire cette vision politique de l’Europe qu’à condition de définir un cadre de valeurs communes, une identité collective, un modèle européen de société. Malheureusement, le choix donné à l’électeur européen dans les jours à venir ne me paraît pas proposer une voie qui puisse conduire à la nécessaire refondation de l’Union.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Discorsu di u Presidente di l'Assemblea in apertura di a sessione di maghju 2019.]]></itunes:subtitle>
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   <title>Corsica Sulidaria : l'Assemblée de Corse annonce la création d'un fonds social de solidarité</title>
   <pubDate>Fri, 17 May 2019 16:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Groupe de travail Corsica Sulidaria - Fonds social de solidarité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, et l'ensemble des Présidents des groupes politiques ont présenté ce matin le fonds social de solidarité "Corsica Sulidaria". L’une des ambitions affichées du fonds est de soutenir des actions de solidarité et des projets concrets d’insertion, d’inclusion et d’innovation sociale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La genèse du fonds social de solidarité</b></div>
     <div>
      La démarche trouve son origine dans les entretiens que le Président de l’Assemblée de Corse a menés avec les représentants insulaires des distributeurs de carburants, dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes » qui a émergé en novembre 2018. <br />   <br />  Au cours de la rencontre du 3 décembre 2018, réunissant le Président de l’Assemblée de Corse, le collectif contre la cherté du carburant et le groupe Vito-Rubis, l’idée de la création d’un fonds consacré notamment à la mobilité des Corses et alimenté par les acteurs de la filière carburant, qui viendrait conforter les actions engagées par les pouvoirs publics en la matière, a été avancée. <br />   <br />  La direction du groupe Vito-Rubis a ainsi donné son accord de principe, en sa qualité de fournisseur principal de carburants mais aussi d’actionnaire majoritaire (75%) des deux dépôts pétroliers de Corse, pour abonder un fonds ayant vocation à accorder une aide financière aux personnes en difficulté. Les groupes Total et Esso ne s’étaient pas déclarés, quant à eux, opposés au principe du fonds.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le consensus de la Conférence des présidents</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/33803762-31067096.jpg?v=1558107191" alt="Corsica Sulidaria : l'Assemblée de Corse annonce la création d'un fonds social de solidarité" title="Corsica Sulidaria : l'Assemblée de Corse annonce la création d'un fonds social de solidarité" />
     </div>
     <div>
      Devant l’urgence sociale et la nécessité d’une mobilisation rapide de toutes les forces vives de la société, il paraissait opportun de constituer un groupe de travail souple et agile, dont la durée des travaux ne devait pas excéder le premier trimestre 2019. <br />  Par délibération n°18/527 du 21 décembre 2018, l’Assemblée de Corse a acté le principe de la création d’un fonds de dotation pour favoriser et soutenir des projets collectifs ou individuels, facilitant les mobilités et encourageant toute autre initiative innovante dans le domaine des transports. La délibération prévoyait que le champ d’intervention de ce fonds pouvait être élargi, le cas échéant, à l’alimentaire, au logement ou tout autre domaine constitutif de l’inclusion sociale. <br />   <br />  Par ailleurs, l’Assemblée de Corse chargeait un groupe de travail, la Conférence des présidents de groupes, de la mise en oeuvre opérationnelle du fonds dans un délai de trois mois à compter du vote de l’Assemblée. <br />  Du 23 janvier au 7 mai 2019 la Conférence des présidents s’est réunie à huit reprises. Elle a auditionné les entreprises distributrices de carburants ainsi que les principales compagnies maritimes desservant la Corse. <br />   <br />  Le point de départ de la démarche était la problématique de la cherté des carburants. Au fil des travaux, la Conférence des Présidents a soulevé la nécessité de faire de ce Fonds social de solidarité un projet de mécénat collectif, au nom de la responsabilité sociale et sociétale de toutes les entreprises et de toutes les personnes qui participent à l’économie corse et qui souhaitent s’investir, chacune à leur niveau, en faveur d’une société équitable. <br />  La consultation sera poursuivie et élargie à tous les secteurs économiques de l’île notamment la grande distribution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelle ambition ?</b></div>
     <div>
      L’une des ambitions affichées du fonds est de soutenir des actions de solidarité et des projets concrets d’insertion, d’inclusion et d’innovation sociale. <br />   <br />  Le fonds de dotation pourra créer ou accompagner les actions et les projets visant à faire reculer la pauvreté et les inégalités dans différents domaines : mobilité, alimentation, santé, logement, handicap, lutte contre les discriminations, formation et insertion professionnelle, jeunesse. <br />  Il pourra créer ou accompagner les actions et les projets visant à assurer l’équilibre territorial, le lien intergénérationnel, la cohésion sociale, l’entraide et la solidarité. <br />  Il est à noter que la démarche pour la création d’un fonds de dotation et les travaux de la conférence sociale sont complémentaires : le premier a vocation à pallier l’urgence et à soutenir des projets concrets, la seconde porte sur les débats de fond. <br />  Ces deux outils sont destinés à durer et à être pérennisés dans la politique sociale des institutions de la Corse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quel fonctionnement ?</b></div>
     <div>
      Le rapport relatif à l’approbation des statuts du fonds de dotation est inscrit à<a class="link"  href="https://www.isula.corsica/assemblea/23-et-24-mai-Ordre-du-jour-de-la-premiere-session-extraordinaire_a412.html"> l’ordre du jour de la séance des 24 et 25 mai de l’Assemblée de Corse</a>.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Audition de la Préfète de Corse : les questions du groupe Corsica Libera</title>
   <pubDate>Wed, 27 Mar 2019 17:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vannina Piazza</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/32031330-29982251.jpg?v=1553678001" alt="Audition de la Préfète de Corse : les questions du groupe Corsica Libera" title="Audition de la Préfète de Corse : les questions du groupe Corsica Libera" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Politique Générale </b></div>
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     <div>
      Madame la Préfète, <br />   <br />  Votre audition devant notre Assemblée ne saurait être seulement la conséquence d’une disposition prévue au Code Général des Collectivités Territoriales, pas plus qu’elle ne saurait se limiter, pour nous, à un simple commentaire du rapport d’activités de vos services. <br />   <br />  Devant nous, vous représentez l’Etat français et son exécutif dans la globalité de ses politiques. <br />   <br />  Devant vous, les femmes et les hommes qui s’expriment, par-delà la diversité de leurs sensibilités, ne sont pas de simples «&nbsp;élus locaux&nbsp;» mais les représentants d’un peuple qui a droit à la vie, au respect et au bonheur. <br />   <br />  Sur les bancs qui m’entourent, siègent des militants de différentes générations qui revendiquent l’accession de leur pays à la pleine souveraineté, c’est-à-dire à la pleine liberté et à la pleine responsabilité. Ces militants, aujourd’hui élus de la Corse, assument également, sans ambiguïté, les quatre décennies de conflit qu’a connu la Corse dans toutes ses dimensions. De la même façon qu’ils ont soutenu, et qu’ils soutiennent, sans réserve, le processus d’apaisement et la construction d’une solution politique négociée. <br />  Le gouvernement que vous représentez a, face à lui, une situation politique qu’aucun gouvernement français n’a connu avant lui&nbsp;: l’annonce historique du FLNC au bénéfice d’une démilitarisation de l’espace politique, une majorité absolue de Corses ayant validé en connaissance de cause la demande d’un nouveau statut pour la Corse, des délibérations sur des sujets essentiels votées à des majorités absolues, parfois à l’unanimité sur la langue, le foncier, le statut fiscal et social, la question des prisonniers politiques… <br />  Depuis plus d’un an maintenant, la politique de l’Etat oscille entre le mépris assumé et une recentralisation à marche forcée. <br />   <br />  Mépris pour les délibérations votées par l’Assemblée de Corse&nbsp;: des grands dossiers de la co-officialité, du statut de résident, du cadre normatif spécifique pour l’Académie de Corse, du pouvoir législatif, à l’amnistie pour les prisonniers jusqu’à des demandes plus sectorielles&nbsp;: écotaxes, PEI santé ou menaces de sanctions financières abusives pour les entreprises, syndicats et institutions ayant signé la charte pour l’emploi local. <br />   <br />  Madame la préfète, vous appliquez à la lettre la feuille de route du Président Macron énoncée lors de son discours de l’Albore, je le cite&nbsp;: «&nbsp;Nous devons permettre aux représentants de l’Etat sur le terrain d’avoir plus de responsabilités, plus de pouvoirs&nbsp;». <br />  Rien pour la Corse, en termes de responsabilités nouvelles et de moyens de développement, tout pour la préfectorale&nbsp;! <br />   <br />  Le nouveau plan d’investissement pour la Corse&nbsp;? la préfecture. La politique euro-méditerranéenne&nbsp;? l’Etat. L’énergie&nbsp;? la CRE. La nouvelle agence des territoires&nbsp;actuellement en débat&nbsp;? la préfecture, l’Etat, partout, y compris sur des compétences reconnues par la loi à notre collectivité. <br />   <br />  Dans cet inventaire, nous en oublierions presque les reculs manifestes&nbsp;: perte de la compétence apprentissage au mépris du statut particulier, réforme du baccalauréat qui minore la place de la langue corse, manquement à la parole donnée en matière de transferts financiers (DCT / DGD). <br />   <br />  <strong>Madame la Préfète, à quoi joue l’Etat français&nbsp;en Corse&nbsp;? <br />  Au nom de l’Etat que vous représentez ici, quand comptez-vous respecter les principes élémentaires de la démocratie&nbsp;?</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8. </b></div>
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     </div>
     <div>
      Dapoi più d’un’annu chè sò eletta pensu ch’ella hè a prima volta chì ùn m’aghju micca da sprime in a me lingua, ma vistu chì noi quì è u mondu sanu a dice, semu cunnisciuti è ricunnisciuti par riceve bè a ghjente di fora. Vi parlaraghju in francese da chè vo capiscessite <br />  &nbsp; <br />  Madame la préfète, <br />  &nbsp; <br />  Alors que des pans entiers de notre terre sont livrés à l’avidité d’appétits mafieux, il est de plus en plus difficile voire impossible à ses enfants d’accéder au foncier, à ses jeunes agriculteurs de s’installer. <br />  Nous assistons à une accélération de la bétonisation sur des sites pourtant inconstructibles. <br />  Pourtant, les Corses ont déjà payé un lourd tribu dans la lutte contre la spéculation avec des drames et des centaines d’années de prison. Pas une famille de notre peuple n’est sortie indemne du conflit. <br />  Pour que puisse s’ouvrir réellement une aire de paix et d’apaisement, alors que la Corse a fait sa part du chemin, il convient à l’Etat de faire le sien. Plus il tarde, plus il tremble, plus il cède sur les ESA, plus il exacerbe le sentiment d’injustice de notre jeunesse. Ne le sous estimez pas&nbsp;! <br />  &nbsp; <br />  Le 5 mars 2018, le tribunal administratif de Bastia annulait la délibération de l’Assemblée de Corse du 2 octobre 2015 lors de l’adoption du PADDUC qui fixait les ESA (Espaces stratégiques agricoles). <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, le 26 juillet 2018, nous adoptions sur proposition du Président du Conseil Exécutif, la modification, comme le code général des collectivités nous le permet, du PADDUC en vue du rétablissement de la carte des Espaces Stratégiques Agricoles. <br />  &nbsp; <br />  Nous autorisions par cette même délibération, le président du Conseil Exécutif à mettre en œuvre cette procédure de modification du document en étant assisté par l’agence de l’Aménagement durable de l’Urbanisme et de l’Energie de la Corse. <br />  &nbsp; <br />  Cette annulation a pour conséquence de relancer, sous l’égide de la Collectivité de Corse, une procédure de modification du document aux fins de rétablissement de la cartographie des ESA. La délibération qui fixe les modalités de la procédure de modification a été approuvée le 26 juillet 2018 par l’Assemble de Corse. <br />  &nbsp; <br />  Le rapport présenté par l’exécutif de Corse rappelait que l’absence de cartographie ne remet nullement en cause le caractère inconstructible des ESA et appelle les autorités compétentes pour l’instruction et le contrôle des actes d’urbanisme à une vigilance accrue en vue de faire appliquer les dispositions du PADDUC relatives aux ESA, puisque le jugement les avait confirmées. <br />  &nbsp; <br />  Voulant s’en assurer, après que des communes aient délivrées des permis de construire sur ces parcelles constituant des espaces stratégiques agricoles au sens du PADDUC et que les services instructeurs de l’Etat aient émis des avis favorables concernant ces derniers, le Président du Conseil Exécutif vous avait adressé un courrier le 27 juin auquel vous répondu le 28 du même mois. <br />  &nbsp; <br />  Par ce dernier, vous réaffirmiez à votre tour le principe d’inconstructibilité de ces espaces, et rappeliez entre autre, et vous me permettrez de vous citer, Madame la Préfète: <br />  « la cartographie des ESA a été annulée pour des raisons de forme, les espaces stratégiques agricoles, dont les caractéristiques sont définies par le PADDUC (potentiel agronomique, taux de pente, irrigation) sont bien toujours opposables aux demandes d’autorisation d’occupation du sol ». <br />  &nbsp; <br />  Vous assuriez également dans votre réponse, que les services de l’Etat respectaient – et respecteraient - rigoureusement les dispositions du PADDUC notamment et je me permets une nouvelle fois de vous citer: <br />  « Les services de l’Etat chargés de l’application du droit des sols dans les communes couvertes par le RNU, prennent donc en compte les conséquences du jugement de mars […]. Ainsi ces mêmes services prennent en compte les ESA : « […] dans le cadre de leurs missions d’instruction et de contrôle de légalité. » <br />  &nbsp; <br />  Neuf mois après cet échange par courrier et un an après le jugement du tribunal administratif de Bastia, de nombreux permis de construire sont toujours délivrés par les communes et les services de l’Etat émettent systématiquement des avis favorables sur ces espaces stratégiques agricoles pourtant protégés par le PADDUC ? <br />  &nbsp; <br />  Madame la Préfète, sur cette terre, les mots engagent ceux qui les écrivent, comme ceux qui les prononcent. Que valent encore les paroles et les écrits de l’Etat que vous représentez&nbsp;? Quand comptez-vous tenir parole&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  À ringrazià vi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>14. Charte pour l'emploi local </b></div>
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     <div>
      Madame la préfète, <br />  &nbsp; <br />  Vous n’êtes pas sans savoir que la Corse compte au dernier trimestre 2018, 22&nbsp;470 chômeurs dont 7230 inscrits depuis plus d’un an.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Vous n’êtes pas non plus sans savoir que la Corse est également le territoire ayant le taux de précarité le plus important avec 1 personne sur 5 vivant sous le seuil de pauvreté. <br />  &nbsp; <br />  La situation sociale, la question du chômage et de l’emploi sont les principales préoccupations des Corses et une priorité pour les élus que nous sommes. <br />  &nbsp; <br />  Les Corses et notamment les plus jeunes, ont le droit inaliénable de vivre, étudier, et travailler au pays. <br />  &nbsp; <br />  La charte de l’emploi local signée le 24 mai 2017 à Bastia puis le 18 juillet 2017 à Aiacciu, est sans aucun doute au vu de la situation dans laquelle se trouve la Corse un des moyens efficaces pour lutter contre ces fléaux. <br />  &nbsp; <br />  Cette charte prévoit notamment&nbsp;de : <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list">Favoriser le recrutement de ceux qui ont leurs centres d’intérêts moraux et matériels en Corse et dont les compétences sont suffisantes.</li>  	<li class="list">Intégrer la dimension de la langue corse dans la vie de l’entreprise ou des associations et dans toutes leurs activités ; faire de la langue corse une différence compétitive ; permettre aux salariés d’acquérir un niveau certifié de corse.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Pour autant, la Préfecture de Corse et la DIRECCTE ont contesté son principe en avançant que la charte pouvait être discriminatoire. <br />  &nbsp; <br />  Le représentant de l’Etat en Corse allant jusqu’à faire état de possibles sanctions financières et de poursuites pénales à l’encontre des signataires. <br />  &nbsp; <br />  Cette réaction disproportionnée a surtout été incomprise par l’ensemble des Corses en raison notamment de l’existence de chartes similaires à Paris ou sur l’Ile de La Réunion. <br />  &nbsp; <br />  Elle est d’autant plus surprenante que, lors de la première réunion le &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;29 mars 2016, le Directeur régional de Pôle emploi s’était déclaré favorable à la charte et le Recteur de l’Académie avait marqué sa solidarité à la démarche. <br />  &nbsp; <br />  Trois arguments juridiques étaient avancés à l’époque par la Préfecture&nbsp;: <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list">L’illégalité du critère de résidence ou d’origine&nbsp;;</li>  	<li class="list">L’illégalité du critère relatif à la langue corse, sauf lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé&nbsp;;</li>  	<li class="list">L’absence de fondement législatif spécifique.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Pour autant au vu des précédents, ces arguments sont irrecevables. <br />  En effet, existe-t-il des dispositifs qui prévoiraient explicitement une priorité en fonction de la situation géographique du candidat à l’embauche&nbsp;? <br />  La réponse est oui. La mairie de Paris a en effet mis en place une «&nbsp;charte de développement de l’emploi local&nbsp;» avec certaines entreprises. Ce document a notamment l’objectif de «&nbsp;renforcer l’intervention de la collectivité et de ses partenaires au bénéfice du public des demandeurs d’emploi parisiens&nbsp;». La Ville de Paris expliquant vouloir «&nbsp;maximiser les retombées en matière d’emploi et de formation pour ses habitants, notamment les plus vulnérables sur le marché du travail&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  La charte pour l’emploi local de la Réunion a été validée par les plus hautes instances de la République française. En visite à Saint Joseph de la Réunion, François Hollande, Président la République en exercice déclarait&nbsp;: «&nbsp;Partons de cette nécessité que les emplois disponibles ici puissent être proposés aux Réunionnais, dès lors qu'ils en ont les compétences&nbsp;». Quelle différence avec la démarche corse&nbsp;? Faudra-t-il attendre que notre taux de chômage atteigne le niveau de la Réunion pour bénéficier d’une telle mesure&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Enfin, la Cour de Cassation elle-même dans un arrêt de 2016 affirme que «&nbsp;la priorité à l’embauche locale&nbsp;», faisant même référence à la «&nbsp;corsisation des emplois&nbsp;», n’ «&nbsp;a aucun caractère discriminatoire&nbsp;». <br />  Madame la Préfète, ma question est donc simple, comment expliquer que ce qui vaut pour la Réunion et Paris soit refusé à la Corse, autrement que par une mesure abusive de nature politique&nbsp;? <br />  Je vous remercie.
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 	<itunes:summary><![CDATA[Madame la Préfète, Votre audition devant notre Assemblée ne saurait être seulement la conséquence d’une disposition prévue au Code Général des Collectivités Territoriales, pas plus qu’elle ne saurait se limiter, pour nous, à un simple commentaire du rapport d’activités de vos services. Devant nous, vous représentez l’Etat français et son exécutif dans la globalité de ses politiques. Devant vous, les femmes et les hommes qui s’expriment, par-delà la diversité de leurs sensibilités, ne sont pas de simples « élus locaux » mais les représentants d’un peuple qui a droit à la vie, au respect et au bonheur. Sur les bancs qui m’entourent, siègent des militants de différentes générations qui revendiquent l’accession de leur pays à la pleine souveraineté, c’est-à-dire à la pleine liberté et à la pleine responsabilité. Ces militants, aujourd’hui élus de la Corse, assument également, sans ambiguïté, les quatre décennies de conflit qu’a connu la Corse dans toutes ses dimensions. De la même façon qu’ils ont soutenu, et qu’ils soutiennent, sans réserve, le processus d’apaisement et la construction d’une solution politique négociée. Le gouvernement que vous représentez a, face à lui, une situation politique qu’aucun gouvernement français n’a connu avant lui : l’annonce historique du FLNC au bénéfice d’une démilitarisation de l’espace politique, une majorité absolue de Corses ayant validé en connaissance de cause la demande d’un nouveau statut pour la Corse, des délibérations sur des sujets essentiels votées à des majorités absolues, parfois à l’unanimité sur la langue, le foncier, le statut fiscal et social, la question des prisonniers politiques… Depuis plus d’un an maintenant, la politique de l’Etat oscille entre le mépris assumé et une recentralisation à marche forcée. Mépris pour les délibérations votées par l’Assemblée de Corse : des grands dossiers de la co-officialité, du statut de résident, du cadre normatif spécifique pour l’Académie de Corse, du pouvoir législatif, à l’amnistie pour les prisonniers jusqu’à des demandes plus sectorielles : écotaxes, PEI santé ou menaces de sanctions financières abusives pour les entreprises, syndicats et institutions ayant signé la charte pour l’emploi local. Madame la préfète, vous appliquez à la lettre la feuille de route du Président Macron énoncée lors de son discours de l’Albore, je le cite : « Nous devons permettre aux représentants de l’Etat sur le terrain d’avoir plus de responsabilités, plus de pouvoirs ». Rien pour la Corse, en termes de responsabilités nouvelles et de moyens de développement, tout pour la préfectorale ! Le nouveau plan d’investissement pour la Corse ? la préfecture. La politique euro-méditerranéenne ? l’Etat. L’énergie ? la CRE. La nouvelle agence des territoires actuellement en débat ? la préfecture, l’Etat, partout, y compris sur des compétences reconnues par la loi à notre collectivité. Dans cet inventaire, nous en oublierions presque les reculs manifestes : perte de la compétence apprentissage au mépris du statut particulier, réforme du baccalauréat qui minore la place de la langue corse, manquement à la parole donnée en matière de transferts financiers (DCT / DGD). Madame la Préfète, à quoi joue l’Etat français en Corse ? Au nom de l’Etat que vous représentez ici, quand comptez-vous respecter les principes élémentaires de la démocratie ?]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Vannina Piazza</itunes:author>
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   <title>Audition de la Préfète de Corse : les questions du groupe la Corse dans la République / a Corsica indè a Republica</title>
   <pubDate>Wed, 27 Mar 2019 16:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vannina Piazza</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
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      <img src="https://www.isula.corsica/assemblea/photo/art/default/32031428-29982304.jpg?v=1553678106" alt="Audition de la Préfète de Corse : les questions du groupe la Corse dans la République / a Corsica indè a Republica" title="Audition de la Préfète de Corse : les questions du groupe la Corse dans la République / a Corsica indè a Republica" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Mesures fiscales spécifiques à la Corse </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.isula.corsica/assemblea/v/72111952950f5a851a4f89f83e2fe165af47f835" width="608" height="372">
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      Madame la Préfète, <br />  &nbsp; <br />  L'<a href="http://www.lexis360.fr/Docview.aspx?&amp;tsid=docview2_&amp;citationData=%257b%2522citationId%2522:%2522en296302R1FI2%2522,%2522title%2522:%2522article%C2%A048,%2520A,%2520I%2520de%2520la%2520loi%2520n%C2%B0%C2%A02002-92%2520du%252022%C2%A0janvier%25202002%2522,%2522pinpointLabel%2522:%2522article%2522,%2522pinpointNum%2522:%252248%2520,%2520A%7Ca%2522,%2522docId%2522:%2522EN_KEJC-19370_0KS3%2522%257d">article&nbsp;48, A, I de la loi n°2002-92 du 22&nbsp;janvier 2002</a> relative à la Corse, codifié à l'article&nbsp;244 quater E du Code général des impôts, a institué, sous certaines conditions, en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) relevant du régime réel d'imposition, un crédit d'impôt pour investissement en Corse destiné à succéder au régime fiscal de la zone franche de Corse. <br />  &nbsp; <br />  La période d’application du crédit d’impôt avait été prorogée par la <a href="http://www.lexis360.fr/Docview.aspx?&amp;tsid=docview2_&amp;citationData=%257b%2522citationId%2522:%2522en706519R1FI2%2522,%2522title%2522:%2522loi%2520de%2520finances%2520rectificative%2520pour%25202011%2522,%2522docId%2522:%2522EN_KEJC-19370_0KS3%2522%257d">loi de finances rectificative pour 2011</a> et la seconde <a href="http://www.lexis360.fr/Docview.aspx?&amp;tsid=docview2_&amp;citationData=%257b%2522citationId%2522:%2522en706519R5FI2%2522,%2522title%2522:%2522loi%2520de%2520finances%2520rectificative%2520pour%25202014%2522,%2522docId%2522:%2522EN_KEJC-19370_0KS3%2522%257d">loi de finances rectificative pour 2014</a> a prorogé de 4 ans le crédit d'impôt pour investissement en Corse, qui s'applique ainsi aux investissements réalisés jusqu'au 31 décembre 2020. <br />  &nbsp; <br />  Pour ouvrir droit au crédit d'impôt, les investissements doivent être affectés à une activité éligible exercée en Corse. Les investissements doivent en conséquence être exploités en Corse dans le cadre d'une implantation matérielle de l'entreprise susceptible d'entraîner la réalisation de recettes professionnelles (établissement, atelier, succursale, bureau de vente, cabinet principal ou secondaire). <br />   <br />  Toutefois, il n'est pas nécessaire que l'entreprise ait en Corse son siège, son principal établissement ou y effectue l'ensemble de ses activités. Cependant, il appartient aux entreprises qui exerce leur activité au travers de plusieurs implantations situées en Corse et hors de Corse, d'établir que l'investissement ayant ouvert droit au crédit d'impôt est effectivement exploité en Corse pour les besoins d'une activité éligible. <br />  &nbsp; <br />  La loi de finances 2019 a exclu les meublés de tourisme du crédit d’impôt investissement en Corse à compter du 1er janvier 2019. Cette suppression était motivée par la volonté de lutter contre la spéculation immobilière mais elle impacte aussi et surtout les corses qui voulaient restaurer des maisons de village, créer ou restaurer une résidence hôtelière. <br />  &nbsp; <br />  La brutalité de cette suppression risque d’entraîner des difficultés sur les projets en cours et freine les nouveaux investissements. <br />  &nbsp; <br />  Il aurait été préférable de l’encadrer plutôt que de le supprimer. <br />  &nbsp; <br />  Aussi, comment les projets initiés en 2018 seront traités et surtout ce crédit d’impôt pourra-t-il être restauré pour les entreprises basées en Corse (non uniquement investissant en Corse) et les particuliers résidant fiscalement en Corse&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Enfin, pouvez-vous apporter des précisions sur la création de la zone de développement prioritaire en Corse instaurée également dans la loi de finances 2019 qui prévoit notamment une exonération fiscale pour la création d’entreprise&nbsp;? <br />  &nbsp; <br />  Plus largement, Monsieur Bruno Le Maire, ministre de l’économie, évoquait la mise en place d’une zone fiscale unique en Corse afin de tenir compte d’une situation économique particulière liée à l’insularité et une faible démographie. Pouvez-vous nous éclairer sur les mesures prévues et les délais de mise en place ? <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>12. Conciliation de la préservation de l’environnement et de l’activité économique sur les plages</b></div>
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     </div>
     <div>
      Madame la Préfète, <br />  &nbsp; <br />  L’article 30 de la loi littoral fixe le principe de l’accès libre des piétons aux plages. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, l’usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines. <br />  &nbsp; <br />  Les plages doivent être libres de toute occupation au moins six mois par an et toutes les installations privées doivent satisfaire les besoins des usagers de la plage, être autorisées par une AOT (autorisation d’occupation temporaire) et être démontables. <br />  &nbsp; <br />  Le schéma de mise en valeur de la mer du PADDUC voté par la Collectivité de Corse vient préciser l’application de ces principes et définit les orientations d’aménagement des plages en Corse. Il a, ainsi, instauré une classification des plages allant de naturelles à urbaines, précisant les activités pouvant y être exploitées. <br />  &nbsp; <br />  À travers son volet protection, celui-ci interdit l’implantation d’établissements de bord de mer sur les plages naturelles fréquentées situées en ERC, une interprétation confirmée par un document en date du 15 mai 2017 « le PADDUC et ses implications dans les documents d’urbanisme » (page 31) que vos services ont cosigné avec ceux de l’AUE. <br />  &nbsp; <br />  Il est important de préserver notre environnement exceptionnel et de permettre un libre accès aux plages tout en maintenant une activité économique sur certaines plages. <br />  &nbsp; <br />  Ma question a donc deux volets : <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list">Tout d’abord, à court terme, comment comptez-vous concilier préservation du DPM et développement économique, et, plus précisément, comment seront traitées les demandes d’occupation temporaire du littoral afin d’assurer également une égalité de traitements des professionnels&nbsp;?</li>  	<li class="list">Ensuite, sur un plus long terme, il est essentiel d’aider les communes qui le souhaitent à pouvoir obtenir l’attribution de la concession de leurs plages.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Un préalable à la volonté de reprise par les communes me semble être un assainissement de certaines problématiques identifiées au cas par cas afin de sécuriser les maires. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, comment favoriser cette attribution de concessions et comment comptez-vous aider les Communes à obtenir la concession de leurs plages afin de sécuriser les activités existantes&nbsp;?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Madame la Préfète,   L'article 48, A, I de la loi n°2002-92 du 22 janvier 2002 relative à la Corse, codifié à l'article 244 quater E du Code général des impôts, a institué, sous certaines conditions, en faveur des petites et moyennes entreprises (PME) relevant du régime réel d'imposition, un crédit d'impôt pour investissement en Corse destiné à succéder au régime fiscal de la zone franche de Corse.   La période d’application du crédit d’impôt avait été prorogée par la loi de finances rectificative pour 2011 et la seconde loi de finances rectificative pour 2014 a prorogé de 4 ans le crédit d'impôt pour investissement en Corse, qui s'applique ainsi aux investissements réalisés jusqu'au 31 décembre 2020.   Pour ouvrir droit au crédit d'impôt, les investissements doivent être affectés à une activité éligible exercée en Corse. Les investissements doivent en conséquence être exploités en Corse dans le cadre d'une implantation matérielle de l'entreprise susceptible d'entraîner la réalisation de recettes professionnelles (établissement, atelier, succursale, bureau de vente, cabinet principal ou secondaire). Toutefois, il n'est pas nécessaire que l'entreprise ait en Corse son siège, son principal établissement ou y effectue l'ensemble de ses activités. Cependant, il appartient aux entreprises qui exerce leur activité au travers de plusieurs implantations situées en Corse et hors de Corse, d'établir que l'investissement ayant ouvert droit au crédit d'impôt est effectivement exploité en Corse pour les besoins d'une activité éligible.   La loi de finances 2019 a exclu les meublés de tourisme du crédit d’impôt investissement en Corse à compter du 1er janvier 2019. Cette suppression était motivée par la volonté de lutter contre la spéculation immobilière mais elle impacte aussi et surtout les corses qui voulaient restaurer des maisons de village, créer ou restaurer une résidence hôtelière.   La brutalité de cette suppression risque d’entraîner des difficultés sur les projets en cours et freine les nouveaux investissements.   Il aurait été préférable de l’encadrer plutôt que de le supprimer.   Aussi, comment les projets initiés en 2018 seront traités et surtout ce crédit d’impôt pourra-t-il être restauré pour les entreprises basées en Corse (non uniquement investissant en Corse) et les particuliers résidant fiscalement en Corse ?   Enfin, pouvez-vous apporter des précisions sur la création de la zone de développement prioritaire en Corse instaurée également dans la loi de finances 2019 qui prévoit notamment une exonération fiscale pour la création d’entreprise ?   Plus largement, Monsieur Bruno Le Maire, ministre de l’économie, évoquait la mise en place d’une zone fiscale unique en Corse afin de tenir compte d’une situation économique particulière liée à l’insularité et une faible démographie. Pouvez-vous nous éclairer sur les mesures prévues et les délais de mise en place ?  ]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Vannina Piazza</itunes:author>
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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.isula.corsica/assemblea,2026:videopodcast-30938182</guid>
   <title>Una dimarchja capace à risponde à a crisa di u sensu è à a crisa di a cunfidenza | Une démarche capable de répondre à la crise du sens et de la confiance. </title>
   <pubDate>Thu, 21 Feb 2019 11:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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   <![CDATA[
   Discours du Président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, prononcé en ouverture de séance le 21 février 2019     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Care culleghe, cari culleghi, <br />   <br />  Nanzu di principià, vulerebbe chè no pensessimu à e persone tocche da a disgrazia di Lupinu, ragione di u riportu di a nostra seduta di ghjennaghju, è particularamente à Auguste Bracconi, agente di l’uffiziu publicu di l’alloghju, tombu in u quadru di u so travagliu un mese fà in Bastia. <br />   <br />  Vogliu chè no pensessimu dinù à Marc Valery, anzianu elettu di a prima Assemblea di Corsica. <br />  Vi dumandu di rispettà un minutu di silenziu. <br />   <br />  --- <br />  A Corsica cunosce una crisa suciale maiò ch’ùn hà micca pigliatu e forme straurdinarie è inaspettate di quelle ch’avemu vistu in Francia. Sta crisa suciale, l’aviamu identificata da chè no simu ghjunti à e respunsabilità. Ùn vi raminteraghju micca tutte e nostre deliberazione in u duminiu. Certi prugetti sò stati iniziati è si meritanu una più grande publicità, pensu à a carta ritirata. D’altri sò in corsu di realisazione cum’è «&nbsp;Territoriu zeru senza impiegu à longu andà&nbsp;». D’altri seranu presentati in u quadru di a risuluzione di chjusura di a prima tappa di a cunferenza suciale. D’altre idee infine, si meritanu una riflessione più prufonda cum’è u rivenutu di basa per esempiu. Al di là di ste risposte à e nostre prublematiche suciale, ci tocca à sviluppà un ragiunamentu di fondu nant’à e cause di a crisa. A nostra Assemblea, u nostru parlamentu n’hè u locu predilettu. <br />   <br />  U 20u seculu hè statu quellu di e grande ideulugie. Davanu un sensu à u mondu. Davanu una spiegazione, una visione di a storia, un analisi di a situazione attuale è perspettive&nbsp;: scaduta di u capitalisimu è dittatura di u pruletariatu per u cumunisimu, azzione di a manu invidevule à prò di u benestà di tutti secondu u liberalisimu. Certe volte, anu avutu per scopu l’eliminazione fisica d’una categuria umana sana, d’un gruppu religiosu, etnicu o culturale. L’antisemitisimu ùn hè statu inventatu da Hitler è u nazisimu, ma hà purtatu ellu l’odiu di l’altri à u puntu u più feroce, mettodicu è sistematicu. <br />   <br />  Oghje torna, ùn simu ancu curati da e cunsequenze di st’idee malsane. L’odiu di l’altru torna à tuccà i Ghjudei à i quali vogliu dì tutta a mo amicizia. In l’Auropa sana, sò quasi spariti i Ghjudei. Quandu ùn sò micca stati stirpati, sò scappati in Israele à risponde à l’Alya. Ci interrugheghja nant’à a capacità di i Stati à difende è prutegge i diritti di e minurità, quale elle fussinu. Minurità religiose cù i Ghjudei, minurità culturale cù i Catalani in u Statu spagnolu per esempiu. Ci vegu quì una dificultà maiò per e nostre demucrazie, dificultà moltu più acuta ch’elli si sò sfundati i so raconti fundadori, e narrazione mitulogiche, certe volte mistiche cù a so parte d’angoscia è di nustalgia ch’arreca u ritornu di u pupulisimu in Auropa è in uccidente. <br />   <br />  Puderemu mette tutte e bandere chè no vulemu in scola, mai ùn puderanu rimpiazzà i raconti è l’analise di i libri, di i prufessori è di i giovani dinù. In listessa settimana, s’hè intesa a vuluntà di banderizà e scole è di chjode quelle rurale. Cumu crede tandu in u racontu d’un Statu chì schjaffa i principii d’ugualità ch’ellu pretende difende&nbsp;? Accantu à a reiterazione di a nostra dumanda per un quadru nurmativu specificu per l’educazione in Corsica, ci vulerà à mette in puntu una cuntrattualisazione pluripartita per l’attori di i territorii rurali da guarantisce u mantenimentu di e scole è di i servizii publichi. Ùn si pò micca avè un doppiu discorsu dicendu chì ci vole à assicurà listessi diritti à tutti è fà pisà ogni annu una minaccia nant’à e scole di i nostri paesi, minaccia chì scuragisce i paisani stallati è intimurisce quelli chì ci si vulerebbenu stallà. A Corsica chè no vulemu hè quella di u spannamente. U spannamente, a parolla «&nbsp;spannamente&nbsp;», in corsu, hè bella chjara. L’emancipazione passa per e mente, per u ragiunamentu, per u sapè, per a curiusità, per a salute di a mente. L’etimulugia ùn hè solu a scenza di l’urigine di e parolle anziane, l’etimulugia vi permette di caccià u velu nant’à i valori piatti nentru à e parolle. S’è no perdimu sta cunniscenza, perdimu è sensu è cunfidenza. <br />   <br />  --- <br />  A crisa suciale chè no cunniscimu hè cumplessa è trova e so radiche in una <strong>crisa di u sensu</strong>, di a <strong>cunfidenza </strong>è <strong>di u sacru</strong>. Credu chì omu abbisogna di sti trè elementi per truvà u so equilibriu individuale è suciale. <br />   <br />  Dopu a scaduta di u muru di Berlinu, è l’affondu di e credenze cullettive, a<strong> crisa di u sensu</strong> cerca risposte in un mondu disincantatu. L’ideulugia di l’ultra-liberalisimu ci dice chì u sensu di a vita hè di diventà milliardariu cum’è Bill Gates, Mark Zuckerberg o Jeff Bezos. Or a realità ùn face vede una apertura di u listinucciu di i milliardarii ma di l’inugualità mundiale. L’inugualità, secondu u premiu Nobel Joseph Stiglitz, sò u risultatu di scelte pulitiche, micca d’una mundialisazione sfrenata più putente di natura chè i Stati. Da tandu, l’inugualità è u rinunziu silenziosu à a lotta contru à l’inugualità sò dinù à l’origine di a crisa. Sconcianu sogni è sperenze da ch’elle parenu rende impussibule tutta mossa o avvicinamentu di l’omu da l’orizonte ch’ellu s’hè datu. Dicenu certi ch’elli si sò sguassati i limiti trà i currenti pulitichi. Credu, per contu meiu, ch’ellu hè più u segnu d’una vittoria di l’idee ultra-liberale chè a fine di a putenza di u puliticu. Altrimente, ùn serebbemu micca quì. <br />   <br />  St’ideulugia chì si difende d’esse un ideulugia, una scelta pulitica, strughje è sfrutta e risorse di a pianeta, andendu finu à mette in periculu ancu l’avvene di l’umanità. Di manera paradussale, l’ideulugia di a cumpetitività puderebbe purtà l’omu à sparisce. A risposta l’avemu in l’eculugia, chì si prova à dà un sensu à a nostra esistenza circhendu a cuuperazione trà l’omi per permette u campà di e generazione à vene nant’à una pianeta campatoghja. Ma sta risposta pò esse sbagliata quandu si creanu impositi certe volte inghjusti è capiti male. Piglieraghju quì l’esempiu oramai cunnisciutu bè di a TGAP. Paghemu una tassa perchè l’additivu eculogicu, l’ethanol, ùn hè micca presente in l’essenza ch’omu ci vende in Corsica. U cunsumatore corsu hè punitu duie volte. Una prima volta in u so purtafogliu perchè l’essenza hè più cara. Una seconda volta in a so salute, perchè l’essenza chè n’avemu in Corsica hè ancu di più pessima per i pulmoni chè quella ch’omu pò avè in cuntinente. Hè capita chè no dumandemu ghjustizia cù a so suppressione fin’tantu ch’ùn averemu micca una suluzione tennica capace à verdisce u nostru carburante. Tuttu què per dì vi quantu ella hè necessaria di pensà à un eculugia suciale, intelligente, cuuperativa cù a ghjente, un eculugia capace à luttà contru à l’inugualità è u cambiamentu climaticu. L’idee per andà in stu sensu, l’avemu. Per indettu prugetti di reinserzione in u mondu di u travagliu per via d’impieghi liati à a pruduzzione di frutti è legumi biò per i nostri zitelli, in u quadru di cantieri d’inserzione. Avemu tante suluzione per custruisce un eculugia suciale è sulidaria ricunciliata cù a demucrazia. <br />   <br />  Da tandu, in u nostru mondu, u prublema maiò ùn hè micca a perdita di u sensu, ma u cambiamentu di u sensu, ghjè di sapè chì sensu vulemu dà à tutte e nostre azzione. Credu chì à a nostra Assemblea, li tocca à ghjucà un rollu maiò in a custruzzione d’una dimarchja materiale è immateriale per a Corsica, capace à risponde à a crisa di u sensu è à a crisa di a cunfidenza.
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      Chers collègues, <br />   <br />  Avant de commencer, je voudrais que nous pensions aux personnes touchées par le drame de Lupinu, raison du report de notre séance de janvier, et particulièrement à Auguste Bracconi, agent de l’Office public de l’habitat, tué dans le cadre de son travail il y a un mois. <br />  Je voudrais que nous pensions aussi à Marc Valery, ancien élu de la première Assemblée de Corse. <br />  Je vous demande de respecter une minute de silence. <br />   <br />  --- <br />  La Corse connaît une crise sociale importante qui n’a pas revêtu les formes extraordinaires et inattendues de celles que l’on voit en France. Cette crise sociale, nous l’avions identifiée depuis que nous sommes arrivés aux responsabilités. Je ne vous rappellerai pas toutes les délibérations que nous avons prises dans ce domaine. <br />   <br />  Certains projets ont été engagés et méritent une meilleure publicité&nbsp;; je pense à la «&nbsp;carta ritirata&nbsp;». D’autres sont en cours de réalisation, comme Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée. D’autres seront présentés dans le cadre de la résolution de clôture de la première étape de la conférence sociale. D’autres idées enfin, méritent une réflexion plus profonde, comme le revenu de base par exemple. Au-delà de ces réponses à nos problématiques sociales, il nous faut développer un raisonnement de fond sur les causes de la crise. Notre Assemblée, notre parlement, est l’endroit tout indiqué pour le faire. <br />   <br />  Le XXe siècle a été celui des grandes idéologies. Elles donnaient un sens au monde. Elles donnaient une explication, une vision de l’histoire, une analyse de la situation actuelle et des perspectives&nbsp;: chute du capitalisme et dictature du prolétariat pour le communisme, action de la main invisible en faveur du bien-être de tous selon le libéralisme. Certaines fois, elles ont eu pour objectif l’élimination physique d’une catégorie humaine entière, d’un groupe religieux, ethnique ou culturel. L’antisémitisme n’a pas été inventé par Hitler et le nazisme, mais c’est lui qui a porté la haine de l’autre à son paroxysme, méthodiquement, systématiquement. <br />  Aujourd’hui encore, nous ne sommes pas guéris des conséquences de ces idées malsaines. La haine de l’autre touche à nouveau les Juifs, auxquels je veux dire toute mon amitié. Dans l’Europe entière, les Juifs ont presque disparu. Lorsqu’ils n’ont pas été exterminés, ils ont fui en Israël pour répondre à l’Alya. <br />   <br />  Cela interroge sur la capacité des états à défendre et protéger les droits des minorités, quelles qu’elles soient. &nbsp;Minorités religieuses avec les Juifs, minorités culturelles avec les Catalans dans l’Etat espagnol. Je vois-là une difficulté majeure pour nos démocraties, difficulté accrue par l’effondrement des récits fondateurs, des narrations mythologiques, parfois mystiques avec la part d’angoisse qu’apporte le retour du populisme en Europe et en occident. <br />  &nbsp; <br />  Nous pourrons mettre tous les drapeaux que nous voudrons à l’école, ils ne pourront jamais remplacer les récits et analyses des livres, des professeurs et des jeunes aussi. Dans la même semaine, on a entendu la volonté de mettre des drapeaux dans les classes et de fermer celles du rural. Comment croire alors le récit d’un Etat qui gifle les principes d’égalité qu’il prétend défendre&nbsp;? Parallèlement à la réitération de notre demande d’un cadre normatif spécifique pour l’Education en Corse, il faudra aussi mettre en place une contractualisation pluripartite pour les acteurs des territoires ruraux afin de garantir le maintien des écoles et des services publics. Il n’est pas possible d’avoir un double discours disant qu’il faut assurer les mêmes droits à tous et faisant peser chaque année la menace sur les écoles de nos villages, menace qui décourage ceux qui y vivent et qui effraye ceux qui voudraient s’y installer. <br />   <br />  La Corse que nous voulons est celle de l’épanouissement. En Corse, ce mot, «&nbsp;spanna-mente&nbsp;» épanouissement, est très clair. Il dit que l’émancipation passe par l’esprit, par le raisonnement, par le savoir, par la curiosité. L’étymologie n’est pas seulement la science de l’origine des mots anciens&nbsp;; elle permet de découvrir les valeurs cachées dans les mots. Si nous perdons cette connaissance, nous perdons le sens et la confiance. <br />   <br />  --- <br />  La crise sociale que nous connaissons est complexe et trouve ses racines dans la crise du sens, de la confiance, et du sacré. Je pense que l’on a besoin de ces trois éléments pour trouver un équilibre individuel et social. <br />   <br />  Après la chute du mur de Berlin, et l’effondrement des croyances collectives, la crise du sens cherche des réponses dans un monde désenchanté. L’idéologie de l’ultra-libéralisme dit que le sens de la vie est de devenir milliardaire comme Bill Gates, Mark Zuckerberg ou Jeff Bezos. Or, la réalité montre que ce n’est pas la petite liste des milliardaires qui augmente mais bien les inégalités mondiales. Celles-ci sont, selon le Prix Nobel Joseph Stiglitz, le résultat de choix politiques et non pas d’une mondialisation effrénée qui serait plus puissante que les Etats. Ainsi, les inégalités et le renoncement silencieux à la lutte contre les inégalités sont aussi à l’origine de cette crise. <br />  Certains disent que les limites entre les courants politiques s’effacent. Je crois, pour ma part, qu’il s’agit là du signe d’une victoire des idées ultra-libérales plutôt que la fin de la force du politique. Sinon, nous ne serions pas là. <br />   <br />  Cette idéologie qui se défend justement d’en être une, d’être un choix politique, détruit et exploite les ressources de la planète, allant jusqu’à mettre en péril l’avenir de l’humanité. Paradoxalement, l’idéologie de la compétitivité pourrait conduire à la disparition de l’Homme. L’écologie est une réponse parce qu’elle tente de donner un sens à notre existence, visant la coopération entre les hommes afin de permettre aux générations à venir de vivre sur une planète vivable. Mais cette réponse peut être erronée lorsque des impôts parfois injustes sont créés et mal compris. Je prendrai ici l’exemple désormais bien connu de la TGAP. Nous payons une taxe parce que l’additif écologique, l’éthanol, est absent de l’essence qui est vendue en Corse. Le consommateur corse est puni deux fois. Une première fois dans son portefeuille, puisqu’il paye l’essence plus cher. Une deuxième fois au niveau de sa santé parce que l’essence utilisée ici est plus dangereuse pour les poumons que celle que l’on trouve sur le continent. Evidemment, nous demandons une mesure de justice, avec la suppression de cette taxe tant que nous n’aurons pas de solution technique permettant de rendre notre carburant plus propre. Tout cela pour vous dire à quel point il est nécessaire de concevoir une écologie sociale, intelligente, concertée, une écologie capable de lutter contre les inégalités et le changement climatique. Pour tendre vers cela, nous avons des idées. Par exemple, des projets de réinsertion dans le monde du travail via des emplois liés à la production de fruits et légumes bio pour nos enfants, dans le cadre de chantiers d’insertion. Nous avons des solutions pour construire une écologie sociale et solidaire, réconciliée avec la démocratie.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Ainsi, dans notre monde, le problème majeur n’est pas la perte du sens mais le changement de sens. C’est de savoir quel sens nous voulons donner à toutes nos actions. Je crois que notre Assemblée doit jouer un rôle important dans la construction d’une démarche matérielle et immatérielle pour la Corse, une démarche capable de répondre à la crise du sens et de la confiance. <br />  Je vous remercie.
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Discours du Président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, prononcé en ouverture de séance le 21 février 2019]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Care culleghe, cari culleghi, Nanzu di principià, vulerebbe chè no pensessimu à e persone tocche da a disgrazia di Lupinu, ragione di u riportu di a nostra seduta di ghjennaghju, è particularamente à Auguste Bracconi, agente di l’uffiziu publicu di l’alloghju, tombu in u quadru di u so travagliu un mese fà in Bastia. Vogliu chè no pensessimu dinù à Marc Valery, anzianu elettu di a prima Assemblea di Corsica. Vi dumandu di rispettà un minutu di silenziu. --- A Corsica cunosce una crisa suciale maiò ch’ùn hà micca pigliatu e forme straurdinarie è inaspettate di quelle ch’avemu vistu in Francia. Sta crisa suciale, l’aviamu identificata da chè no simu ghjunti à e respunsabilità. Ùn vi raminteraghju micca tutte e nostre deliberazione in u duminiu. Certi prugetti sò stati iniziati è si meritanu una più grande publicità, pensu à a carta ritirata. D’altri sò in corsu di realisazione cum’è « Territoriu zeru senza impiegu à longu andà ». D’altri seranu presentati in u quadru di a risuluzione di chjusura di a prima tappa di a cunferenza suciale. D’altre idee infine, si meritanu una riflessione più prufonda cum’è u rivenutu di basa per esempiu. Al di là di ste risposte à e nostre prublematiche suciale, ci tocca à sviluppà un ragiunamentu di fondu nant’à e cause di a crisa. A nostra Assemblea, u nostru parlamentu n’hè u locu predilettu. U 20u seculu hè statu quellu di e grande ideulugie. Davanu un sensu à u mondu. Davanu una spiegazione, una visione di a storia, un analisi di a situazione attuale è perspettive : scaduta di u capitalisimu è dittatura di u pruletariatu per u cumunisimu, azzione di a manu invidevule à prò di u benestà di tutti secondu u liberalisimu. Certe volte, anu avutu per scopu l’eliminazione fisica d’una categuria umana sana, d’un gruppu religiosu, etnicu o culturale. L’antisemitisimu ùn hè statu inventatu da Hitler è u nazisimu, ma hà purtatu ellu l’odiu di l’altri à u puntu u più feroce, mettodicu è sistematicu. Oghje torna, ùn simu ancu curati da e cunsequenze di st’idee malsane. L’odiu di l’altru torna à tuccà i Ghjudei à i quali vogliu dì tutta a mo amicizia. In l’Auropa sana, sò quasi spariti i Ghjudei. Quandu ùn sò micca stati stirpati, sò scappati in Israele à risponde à l’Alya. Ci interrugheghja nant’à a capacità di i Stati à difende è prutegge i diritti di e minurità, quale elle fussinu. Minurità religiose cù i Ghjudei, minurità culturale cù i Catalani in u Statu spagnolu per esempiu. Ci vegu quì una dificultà maiò per e nostre demucrazie, dificultà moltu più acuta ch’elli si sò sfundati i so raconti fundadori, e narrazione mitulogiche, certe volte mistiche cù a so parte d’angoscia è di nustalgia ch’arreca u ritornu di u pupulisimu in Auropa è in uccidente. Puderemu mette tutte e bandere chè no vulemu in scola, mai ùn puderanu rimpiazzà i raconti è l’analise di i libri, di i prufessori è di i giovani dinù. In listessa settimana, s’hè intesa a vuluntà di banderizà e scole è di chjode quelle rurale. Cumu crede tandu in u racontu d’un Statu chì schjaffa i principii d’ugualità ch’ellu pretende difende ? Accantu à a reiterazione di a nostra dumanda per un quadru nurmativu specificu per l’educazione in Corsica, ci vulerà à mette in puntu una cuntrattualisazione pluripartita per l’attori di i territorii rurali da guarantisce u mantenimentu di e scole è di i servizii publichi. Ùn si pò micca avè un doppiu discorsu dicendu chì ci vole à assicurà listessi diritti à tutti è fà pisà ogni annu una minaccia nant’à e scole di i nostri paesi, minaccia chì scuragisce i paisani stallati è intimurisce quelli chì ci si vulerebbenu stallà. A Corsica chè no vulemu hè quella di u spannamente. U spannamente, a parolla « spannamente », in corsu, hè bella chjara. L’emancipazione passa per e mente, per u ragiunamentu, per u sapè, per a curiusità, per a salute di a mente. L’etimulugia ùn hè solu a scenza di l’urigine di e parolle anziane, l’etimulugia vi permette di caccià u velu nant’à i valori piatti nentru à e parolle. S’è n...]]></itunes:summary>
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