Cycle de 5 ateliers sur le cinéma animés par Alice Galzin de l’association Corsica.Doc (Trucage, La minute Lumière, Découpage technique, Tournage et Montage) - Mediateca - Afà

19, 20 è 21 d’uttrovi - Dà 09.30 à 12.00 è dà 13.00 à 15.00



Cycle de 5 ateliers sur le cinéma animés par Alice Galzin de l’association Corsica.Doc (Trucage, La minute Lumière, Découpage technique, Tournage et Montage)
19, 20 è 21 d’uttrovi - Dà 09.30 à 12.00 è dà 13.00 à 15.00
Marcuri u 21 d’uttrovi - 11.30 : Projection court métrage et restitution du travail des enfants en présence des parents
Mediateca - Afà
 
L’objectif de ces ateliers est de familiariser des enfants et adolescents avec le cinéma, dans une approche ludique, par la découverte d’extraits de films anciens (de Lumière, Georges Méliès, Charlie Chaplin...), et aussi de films plus récents. Dans un deuxième temps, les enfants sont invités à réaliser une petite vidéo, en groupe, dans un temps imparti et avec une contrainte donnée. La vidéo, une fois montée, durera environ une minute. Les plus grands (adolescents) peuvent s’essayer au montage au cours d’une autre session. A l’issue des ateliers, on pourra organiser un temps de visionnage des films réalisés en présence des parents.

Public : À partir de 8 ans
Durée de chaque atelier : 2h à 2h30
Nombre de participants : 10 maximum

Atelier 1 : trucage
L’objectif est de découvrir certains effets de trucage et de se rendre compte que ce que le spectateur voit à l’écran n’est pas nécessairement ce qui s’est produit au tournage. Les enfants réaliseront une ou deux petites scènes dans lesquelles les personnages se métamorphosent, les objets changent de place…, à la façon de Georges Méliès, qui a réalisé près de 600 films composés de trucages à partir de 1896. On commencera la séance en regardant des films et des extraits : Le déshabillage impossible, Escamotage d’une dame chez Robert Houdin, Voyage dans la Lune… On va repérer les passages qui ont nécessité un trucage. On essaie de trouver ensemble quelle technique a été utilisée pour réaliser ces trucages. On établit une liste sur un tableau blanc : qu’est-ce qu’il est impossible de faire pour des humains ? (Voler, devenir invisible, se métamorphoser, etc). On regarde ensemble les accessoires dont on dispose (costumes, masques, fil de pêche…). Il faudra imaginer une ou deux histoires simples avec des rebondissements fantastiques.
Les deux histoires doivent avoir un début, un milieu et une fin. On écrit l’enchaînement des situations au propre.
On tourne ces histoires dans l’ordre des péripéties. Le procédé est simple : en arrêtant la caméra, on peut faire apparaitre, disparaitre, transformer un objet ou un personnage.

Atelier 2 : la minute Lumière
Au cours de cet atelier, les enfants vont découvrir le travail des frères Lumière, précurseurs du cinéma, et les imiter. En 1895, les frères Auguste et Louis Lumière présentent à Paris leur dernière invention : le cinématographe. Leurs appareils sont posés sur un trépied, l’opérateur, pour filmer, doit tourner une manivelle qui fait avancer la pellicule : les plans seront donc fixes (sauf si le trépied, la caméra et l’opérateur sont, eux-mêmes, posés sur un véhicule). Les bobines de pellicule sont petites ; les plans (ou « vues Lumière ») ne feront pas plus de 60 secondes. Aujourd’hui, on appelle « minute Lumière » un plan qui reprend ce même geste fondateur du cinéma, enregistrer le monde en 60 secondes… la couleur et le son en plus. On commencera la séance en regardant des ‘‘vues’’: Sortie d’usine, La Canebière, Arrivée d’un train à la Ciotat... En extérieur, les jeunes vont réaliser une Minute Lumière chacun.
Les jeunes choisissent, chacun leur tour, le lieu et le sujet du plan, et surtout le moment précis où débute la prise de vue. La caméra est sur pied, le cadre est fixe (pas de panoramique) et le son enregistré en direct. Pour jouer le jeu comme un opérateur Lumière, il faut arrêter la caméra au bout de 60 secondes, montre en main, comme si la bobine s’arrêtait. Chaque minute est donc le résultat de choix, et d’une part de hasard. Pour finir, chaque jeune donne un titre à sa minute.

Atelier 3 : découpage technique
L’objectif est de se familiariser avec le vocabulaire du cinéma et d’appréhender des notions de cadrage, de plan et de séquence. Le découpage technique est une représentation du scénario en images et en sons. Le réalisateur d’un film doit faire des choix de découpage qui donneront une finalité artistique et un point de vue sur l’histoire qui est racontée. On commence par visionner une séquence de film qui comprend différentes valeurs de plans et mouvements de caméra. Des photogrammes de cet extrait sont sur une table : les enfants choisissent chacun une image et décrivent les plans (valeur, mouvement, hors-champ) et l’émotion ou le sens véhiculé par l’image. L’intervenante écrit au tableau le vocabulaire avec une définition simple ou un petit dessin. Dans un chapeau, il y a des petits papiers qui contiennent chacun une phrase différente. Un jeune, choisi au hasard, tire un papier et découvre le thème de la scène à imaginer.
Les jeunes imaginent une courte scène à partir du thème. Le mot ou la phrase pourra être dit dans un dialogue ou bien servir d’inspiration pour raconter quelque chose. Pour transposer cette scène en images et en sons, il faudra choisir trois valeurs de plans ou des mouvements de caméra qui pourraient fonctionner pour exprimer l’action. On découpe cette scène au moyen d’un tableau (dessin du plan, description du plan, dialogue, son, durée du plan).

Atelier 4 : tournage
Au cours de cette séance, les enfants vont tourner la scène imaginée lors de la séance précédente. Avec l’appui de leur découpage technique, ils auront un temps réduit pour tourner leur très court-métrage... On commence la séance en expliquant les différents roles sur un plateau de tournage, ainsi que le protocole permettant de tourner une scène : Silence, moteur, et action ! Les deux groupes se répartissent les rôles (réalisateur, assistant réalisateur, acteurs, cadreurs, preneur de son, scripte, accessoiriste...) et tournent la scène imaginée avec l’appui de leur découpage technique.

Atelier 5 : montage
Pour terminer cet atelier, les jeunes seront initiés au montage, dernière étape de la fabrication de leur court métrage. On commence la séance en faisant le ‘‘dérush’’ des plans tournés la dernière fois. Il faudra sélectionner les meilleures prises, et les combiner pour créer l’effet recherché et rendre l’histoire compréhensible. Quand on aura monté tous les plans, on regardera l’ensemble et on cherchera à faire des améliorations. La notion de raccord sera explicitée : que se passe-t-il quand on met ces deux plans à la suite ? Est-ce que l’histoire change si l’on inverse ces deux plans, ou qu’on en remplace un par un autre ? La notion de rythme sera aussi expérimentée : si on alterne des plans longs et des plans plus courts, qu’est-ce que cela produit sur le spectateur ? De l’ennui, de la contemplation, ou du suspense, de la tension ? On regardera la dernière version du montage et les participants pourront s’exprimer sur leur expérience de réalisation d’un film.
 
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