Partenariat avec l’école de restauration ENSAV La Cambre



Durant le mois de juillet 2021, le CCRPMC a reçu en stage professionnel, Mathilde Bezon étudiante en Master 1 Conservation Restauration d’OEuvres d’Art spécialité papier à l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre.

Mathilde, elle a pu travailler sur des oeuvres graphiques de la collection Damaso Maestracci, artiste pluridisciplinaire du XXe siècle.
A l’occasion de ce stage, l’étudiante a eu l’opportunité de visiter la Maison de l’artiste Damaso Maestracci à Occhiatana, le palazzu Marchesi à Belgodère, l’atelier de la restauratrice de mobilier et de cadre Catherine Koenig et également les Archives de Corse à Bastia ou elle a pu bénéficier d’une initiation à la reliure grâce à la générosité de Mme Colette Marie Penet, responsable de l’atelier reliure.

Le stage a permis de faire découvrir à l’étudiante, des problématiques de conservation variées et appliquées à différents types de lieux et de biens culturels.

Nous avons choisi de vous présenter son traitement d’une gravure ayant appartenue à Damaso Maestracci et conservée dans sa demeure, à Occhiatana.
Maison Maestracci à Occhiatana. ©CDC

Identification de l’œuvre

Il s’agit d’une petite gravure sur papier vergé représentant Andromède délivrée par Persée. Le graveur est Laurent Cars d’après une œuvre de François Lemoyne, elle est datée de 1731.

Constat d’état

Recto de l’oeuvre encadrée avant traitement, ©Photo Mathilde Bezon
Le montage et l’encadrement ne sont pas adapté à la bonne conservation de l’œuvre (collé en plein sur un carton acide, papiers gommés sur le recto et vitrage en contact direct avec l’œuvre).
Les altérations principales se manifestent sous la forme d’altérations structurelles (lacunes et déchirures) et de décolorations localisées (auréoles, taches d’oxydation et foxing).
On remarque également la présence d’un empoussièrement prononcé. Le support papier possède encore une bonne résistance mécanique. L’œuvre a perdu son unité structurelle, les différentes altérations nuisent à son intégrité physique et perturbent sa lisibilité.

Traitements effectués :

Dépoussiérage de l’encadrement à l’aspirateur muséal Retrait de l’encadrement Dépoussiérage et nettoyage à sec de l’œuvre Humidification à l’aide d’un spray d’eau déminéralisée afin de permettre le retrait du support secondaire et des résidus de papiers gommés Lavage aqueux par immersion dans deux bains d’eau déminéralisée froide durant 20min afin d’atténuer les différentes décolorations et de solubiliser une partie des agents de dégradations présents dans le matelas fibreux ainsi que les résidus de colle au verso. Réencollage à l’aide de Tylose MH300P© à 0,2% dans de l’eau déminéralisée appliquée au spray Séchage de l’œuvre entre des buvards et sous poids léger Consolidation locale des déchirures à l’aide de papier japonais de 10 g.m2 et de colle d’amidon de blé purifiée Comblement des lacunes à l’aide 4 couches de papier Bolloré® de 22 g.m2, collées entre elles à l’aide de Tylose MH300P© à 5% dans de l’eau déminéralisée, mises au ton à l’aquarelle puis retouchées à l’aide de crayons de couleurs in situ. Conditionnement à plat dans un pochette simple en papier permanent et dans une pochette semi rigide en carton permanent.
©Photo Mathilde Bezon

©Photo Mathilde Bezon

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