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CESEC

Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Corse



Cunsigliu ecunomicu suciale
di l'ambiante è culturale di Corsica

Conseil économique social
environnemental et culturel de Corse


MOTION CESECC 2026-04, Non à toute forme de violence contre les personnes et les biens




DEPOSEE PAR : Jean BRIGNOLE

Le Conseil Economique Social Environnemental et Culturel de Corse exprime sa profonde inquiétude face à la recrudescence des violences qui frappent notre île, qu’elles visent les personnes ou les biens. Sans pour autant se limiter à un cas individuel, cette préoccupation trouve un écho particulier au sein même de notre assemblée, puisque Jean Pierre GODINAT membre du bureau, (représentant de la transmission, de la défense et de la valorisation du patrimoine immatériel insulaire, Président de la commission Lingua corsa è u so sviluppu) et par ailleurs en situation de handicap notoire, ainsi que sa compagne, ont été récemment victimes, de violences verbales et physiques pour avoir lancé une alerte environnementale en dénonçant une décharge sauvage. Le CESECC tient à assurer à son collègue son soutien unanime dans cette épreuve qu’il traverse.
 Au-delà des faits, c’est un fonctionnement qui semble s’installer, lorsque la violence tend à devenir un mode de régulation sociale.
 
 Le CESECC s’alarme ainsi de l’expression de plus en plus prégnante de la loi du plus fort qui instaure un climat de violence et de peur dépassant le cadre de la criminalité organisée pour entrer dans le régime habituel de traitement des conflits de proximité.
 
Le CESECC souhaite fortement, à titre de prévention dissuasive et de lutte contre cette forme de violence que toute plainte auprès des services de police et de gendarmerie déposée par des victimes de violences physiques, de menaces de mort, d’injures sexistes ou homophobes et de tentative d’intimidation, fasse l’objet d’un traitement particulièrement rapide et efficace , afin d’éviter toute récidive ou forme d’intimidation de la part de personnes qui, agissant de la sorte, ont le sentiment de le faire en toute impunité.
 
La violence faite à l’environnement, la violence exercée contre les femmes, les personnes vulnérables ou les corps minorés et les personnes atteintes de handicaps, ne relèvent pas de réalités entièrement séparées. Elles procèdent d’une même logique structurelle de domination : s’approprier, exploiter, dégrader et réduire au silence ce qui devrait être respecté comme vivant, autonome et inviolable.
Il est indispensable que la société s’interroge collectivement sur les mécanismes qui nourrissent ces pratiques et sur les moyens de les combattre durablement afin d’y mettre un terme. Le CESECC souhaite que la Commission de lutte contre les pratiques mafieuses se saisisse d’une réflexion d’ensemble sur les modes de résolution des conflits dans notre société."
 
Le CESECC condamne avec la plus grande fermeté cette logique de confrontation et rappelle qu’aucune cause, aucun désaccord, aucune divergence ne peut justifier le recours à la violence. Une société démocratique ne peut accepter que les différends se règlent par l’intimidation, la menace ou la force. Il est essentiel de rompre avec cette mécanique, de prévenir toute banalisation de la violence et de réaffirmer la primauté du droit, du dialogue et du respect des personnes. C’est à cette condition que pourront être préservés la cohésion sociale, la confiance entre les citoyens et l’avenir de notre île.
 

Rédigé le 31/07/2026 et modifié le 31/07/2026 à 14:27