Gilles Simeoni, Président du Conseil exécutif de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, Présidente de l’Assemblée de Corse, Anne-Laure Santucci, Conseillère exécutive en charge de la culture, du patrimoine et du mécénat ont présent le manuscrit original de la seconde partie de la Giustificazione della rivoluzione di Corsica e della ferma risoluzione presa da Corsi di mai più sottomettersi al dominio di Genova, rédigé par Don Gregorio Salvini, le lundi 20 avril 2026 à 14h, au Gran Palazzu di a Cullettività di Corsica in Aiacciu.
A l’occasion de cette conférence de presse, l’ouvrage sera dévoilé en présence de Mme Bacchini née Salvini, descendante directe et vendeuse du manuscrit.
A l’occasion de cette conférence de presse, l’ouvrage sera dévoilé en présence de Mme Bacchini née Salvini, descendante directe et vendeuse du manuscrit.
Un opera d’eccezzione di u patrimoniu di a Corsica è di u populu corsu
Le manuscrit se compose de cent quatre feuillets in-quarto (31,5 x 22 cm), dont cent un rédigés recto-verso en italien sur la moitié droite de la page, laissant une large marge ; trois feuillets vierges à la fin portent un filigrane à fleur de lys dans un état général excellent, avec nombreuses ratures, ajouts interlinéaires et soulignements attestant une relecture attentive par l’auteur lui-même. Il s’agit du bon à tirer définitif, prêt pour l’imprimeur de la stamperia della Verità à Naples en 1758.
Cette acquisition pour un montant de 180 000 euros permet de soustraire à la dispersion un bien resté dans le patrimoine familial depuis le décès de l’auteur en 1763.
Cette acquisition pour un montant de 180 000 euros permet de soustraire à la dispersion un bien resté dans le patrimoine familial depuis le décès de l’auteur en 1763.
Un manifestu fundatore di a Republica di Corsica
Au coeur des révoltes corses contre Gênes au XVIIIe siècle (1729-1769), la Giustificazione constitue un plaidoyer rigoureux, à la fois juridique, historique et moral, légitimant pleinement l’insurrection du peuple corse. Don Gregorio Salvini y dénonce méthodiquement les abus fiscaux, sociaux et judiciaires exercés par la République de Gênes depuis des siècles. Il démontre les violations répétées des Regolamenti de 1733 et 1738 – garantis par l’Empereur et le roi de France – ainsi que des Concessions Giustiniani de 1744, qui n’offraient aucune institution corse authentique pour gérer économie, commerce et justice. Salvini retrace ensuite les étapes clés de la révolution, depuis la révolte de Sampiero Corso au XVIe siècle jusqu’à l’élection des généraux Giafferi et Ceccaldi, en soulignant la duplicité génoise révélée par les tractations du marquis de Cursay en 1748. L’ouvrage se conclut par un appel solennel aux princes et souverains d’Europe, les invitant à soutenir la ferme résolution des Corses pour leur liberté, sous peine de voir la révolte s’étendre.
Retentissant comme un « coup de tonnerre » selon Pasquale Paoli lui-même, ami et mentor de Salvini, ce texte fut traduit en français dès 1760 sous le titre Mémoire apologétique sur la dernière révolution de l’île de Corse, diffusé dans les cours européennes et lu jusque chez le duc de Choiseul. Il incarne ainsi les racines idéologiques profondes de la quête d’autonomie corse.
Depuis le 17 décembre 2015, ses termes inspirent le serment des élus du Conseil exécutif de Corse et de l’Assemblée, qui jurent de « défendre les intérêts matériels et moraux du peuple corse, de respecter et faire respecter ses droits, de défendre sa langue et sa culture ».
Retentissant comme un « coup de tonnerre » selon Pasquale Paoli lui-même, ami et mentor de Salvini, ce texte fut traduit en français dès 1760 sous le titre Mémoire apologétique sur la dernière révolution de l’île de Corse, diffusé dans les cours européennes et lu jusque chez le duc de Choiseul. Il incarne ainsi les racines idéologiques profondes de la quête d’autonomie corse.
Depuis le 17 décembre 2015, ses termes inspirent le serment des élus du Conseil exécutif de Corse et de l’Assemblée, qui jurent de « défendre les intérêts matériels et moraux du peuple corse, de respecter et faire respecter ses droits, de défendre sa langue et sa culture ».
Un acquistu pà priservà u libru è parmette u so accessu à ogni Corsu
Cette opération a été minutieusement préparée avec le concours d’historiens et d’experts du livre ancien. Elle a reçu un avis favorable de la Commission scientifique régionale pour les acquisitions des Musées de France, en vue de son inscription à l’inventaire du musée Pasquale Paoli de Merusaglia.
Ainsi, le manuscrit intègre les collections publiques, devenant inaliénable et bénéficiant d’une protection juridique et matérielle optimale, tout en favorisant les recherches et la médiation culturelle auprès du public corse et insulaire.
Le manuscrit sera exposé au Palazzu di a Cullettività di Corsica à Aiacciu, lors de la session de l’Assemblée de Corse des 20 et 21 avril 2026 (rapport n° 070).
À travers cette initiative patrimoniale exceptionnelle, la Collectivité de Corse réaffirme son engagement résolu en faveur de la sauvegarde et de la transmission de l’héritage culturel et politique de la Corse, priorités affirmées depuis 2018.
Ainsi, le manuscrit intègre les collections publiques, devenant inaliénable et bénéficiant d’une protection juridique et matérielle optimale, tout en favorisant les recherches et la médiation culturelle auprès du public corse et insulaire.
Le manuscrit sera exposé au Palazzu di a Cullettività di Corsica à Aiacciu, lors de la session de l’Assemblée de Corse des 20 et 21 avril 2026 (rapport n° 070).
À travers cette initiative patrimoniale exceptionnelle, la Collectivité de Corse réaffirme son engagement résolu en faveur de la sauvegarde et de la transmission de l’héritage culturel et politique de la Corse, priorités affirmées depuis 2018.
















