Né le 21 mai 1954, Camille de Rocca Serra exerce la profession de gérant de société avant de s’engager durablement dans la vie publique. Fils de Jean-Paul de Rocca Serra, figure majeure de la vie politique corse, il s’inscrit dans une lignée d’acteurs politiques de premier plan.
Il débute sa carrière élective en 1988 comme conseiller général du canton de Portivechju. Il siège au conseil général de Corse-du-Sud jusqu’en 2002. En 1997, à la suite de la démission de son père, le conseil municipal de Portivechju l’élit maire de la commune. Confirmé dans cette fonction lors des élections municipales de 2001, il y renonce en 2004 en application de la législation sur le cumul des mandats, tout en demeurant conseiller municipal.
Élu député de la deuxième circonscription de Corse-du-Sud en 2002, Camille de Rocca Serra est réélu en 2007 et 2012 sous l’étiquette de l’Union pour un mouvement populaire, puis des Républicains. Il est battu en 2017 par le candidat autonomiste Paul-André Colombani.
À l’Assemblée nationale, il siège sans interruption de 2002 à 2017 à la commission des finances. Il est également membre de la délégation à l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (2009-2017) et de la délégation aux outre-mer (2012-2017), ainsi que vice-président du groupe Les Républicains. Il s’investit particulièrement sur les dossiers relatifs à la Corse, notamment en matière linguistique, sociale et foncière.
Il soutient ainsi la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, la création d’un contrat à durée indéterminée à vocation saisonnière, et des mesures facilitant le retour en Corse des enseignants originaires de l’île. Il est également co-auteur, avec l’ensemble des députés corses, d’une proposition de loi relative à l’assainissement cadastral et à la résorption du désordre de propriété, à l’origine de la loi du 6 mars 2017 prorogeant jusqu’en 2027 l’exonération partielle des droits de mutation par décès en Corse.
Sur le plan institutionnel, Camille de Rocca Serra soutient en 2003 le projet de collectivité unique proposé par le gouvernement. Il réaffirme cette position en 2015, tout en exprimant des réserves sur l’absence de loi spécifique définissant les compétences et ressources de la future collectivité. Il défend alors un renforcement du rôle intercommunal afin d’éviter un centralisme régional excessif.
Élu pour la première fois à l’Assemblée de Corse en mars 1998, sur la liste victorieuse, il devient immédiatement vice-président de l’institution. Lors du processus de Matignon (1999-2000), il se positionne, avec le président du Conseil exécutif Jean Baggioni, dans le courant favorable à une adaptation normative renforcée et à l’octroi d’un pouvoir réglementaire élargi. Cette orientation recueille la majorité lors du vote du 10 mars 2000.
Après le retrait de Jean Baggioni en 2004, Camille de Rocca Serra conduit la liste de la majorité présidentielle. Bien que minoritaire en nombre de sièges, la division des listes de gauche lui permet d’être élu président de l’Assemblée de Corse le 4 avril 2004. Il exerce cette fonction jusqu’au 25 mars 2010, en binôme avec Ange Santini, président du Conseil exécutif de Corse.
En 2010, de nouveau tête de liste, il envisage alors la présidence de l’exécutif. Arrivé en tête au premier tour, il est toutefois battu au second par l’union des listes de gauche. Il siège ensuite dans l’opposition, tout en demeurant actif dans les grands débats, notamment ceux relatifs au foncier et au logement.
Après plusieurs scrutins marqués par les recompositions internes à la droite corse, Camille de Rocca Serra siège de nouveau à l’Assemblée de Corse de 2017 à 2021.
Il débute sa carrière élective en 1988 comme conseiller général du canton de Portivechju. Il siège au conseil général de Corse-du-Sud jusqu’en 2002. En 1997, à la suite de la démission de son père, le conseil municipal de Portivechju l’élit maire de la commune. Confirmé dans cette fonction lors des élections municipales de 2001, il y renonce en 2004 en application de la législation sur le cumul des mandats, tout en demeurant conseiller municipal.
Élu député de la deuxième circonscription de Corse-du-Sud en 2002, Camille de Rocca Serra est réélu en 2007 et 2012 sous l’étiquette de l’Union pour un mouvement populaire, puis des Républicains. Il est battu en 2017 par le candidat autonomiste Paul-André Colombani.
À l’Assemblée nationale, il siège sans interruption de 2002 à 2017 à la commission des finances. Il est également membre de la délégation à l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (2009-2017) et de la délégation aux outre-mer (2012-2017), ainsi que vice-président du groupe Les Républicains. Il s’investit particulièrement sur les dossiers relatifs à la Corse, notamment en matière linguistique, sociale et foncière.
Il soutient ainsi la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, la création d’un contrat à durée indéterminée à vocation saisonnière, et des mesures facilitant le retour en Corse des enseignants originaires de l’île. Il est également co-auteur, avec l’ensemble des députés corses, d’une proposition de loi relative à l’assainissement cadastral et à la résorption du désordre de propriété, à l’origine de la loi du 6 mars 2017 prorogeant jusqu’en 2027 l’exonération partielle des droits de mutation par décès en Corse.
Sur le plan institutionnel, Camille de Rocca Serra soutient en 2003 le projet de collectivité unique proposé par le gouvernement. Il réaffirme cette position en 2015, tout en exprimant des réserves sur l’absence de loi spécifique définissant les compétences et ressources de la future collectivité. Il défend alors un renforcement du rôle intercommunal afin d’éviter un centralisme régional excessif.
Élu pour la première fois à l’Assemblée de Corse en mars 1998, sur la liste victorieuse, il devient immédiatement vice-président de l’institution. Lors du processus de Matignon (1999-2000), il se positionne, avec le président du Conseil exécutif Jean Baggioni, dans le courant favorable à une adaptation normative renforcée et à l’octroi d’un pouvoir réglementaire élargi. Cette orientation recueille la majorité lors du vote du 10 mars 2000.
Après le retrait de Jean Baggioni en 2004, Camille de Rocca Serra conduit la liste de la majorité présidentielle. Bien que minoritaire en nombre de sièges, la division des listes de gauche lui permet d’être élu président de l’Assemblée de Corse le 4 avril 2004. Il exerce cette fonction jusqu’au 25 mars 2010, en binôme avec Ange Santini, président du Conseil exécutif de Corse.
En 2010, de nouveau tête de liste, il envisage alors la présidence de l’exécutif. Arrivé en tête au premier tour, il est toutefois battu au second par l’union des listes de gauche. Il siège ensuite dans l’opposition, tout en demeurant actif dans les grands débats, notamment ceux relatifs au foncier et au logement.
Après plusieurs scrutins marqués par les recompositions internes à la droite corse, Camille de Rocca Serra siège de nouveau à l’Assemblée de Corse de 2017 à 2021.