Né le 6 mai 1960, Jean-Guy Talamoni suit des études de droit qui le conduisent à la profession d’avocat. Il obtient parallèlement un diplôme d’études approfondies de langue et civilisation corses. En 2012, il soutient à l’Université de Corse une thèse de doctorat intitulée Littérature et construction politique : l’exemple du Primu Riacquistu corse (1896-1945), sous la direction de Ghjacumu Thiers. Il devient maître de conférences associé, habilité à diriger des recherches, co-responsable scientifique du projet universitaire « Paoli-Napoléon » et créateur de la revue en ligne Lumi.
Il s’engage très tôt dans le mouvement nationaliste. Jean-Guy Talamoni est élu à plusieurs reprises conseiller municipal d’opposition à Bastia, mais son parcours institutionnel s’inscrit principalement dans le cadre de l’Assemblée de Corse. En 1992, il est élu pour la première fois conseiller territorial sur la liste d’union Corsica nazione conduite par Edmond Simeoni. Il est alors le plus jeune élu de l’institution et s’impose rapidement comme l’un des porte-parole du courant nationaliste, notamment sur les questions fiscales et institutionnelles.
En 1998, il conduit pour la première fois une liste nationaliste. Dans un contexte politique très tendu, Corsica nazione est la seule liste nationaliste à franchir le seuil de représentation. Après l’annulation du scrutin et l’organisation d’une nouvelle élection en 1999, la liste qu’il mène progresse sensiblement et demeure l’unique représentation nationaliste à l’Assemblée.
La politique d’ouverture engagée par le président José Rossi permet à Jean-Guy Talamoni de devenir président de la commission des affaires européennes de l’Assemblée de Corse. Il contribue activement aux travaux du processus de Matignon (1999-2000) et participe aux discussions qui aboutissent au projet ayant conduit à la loi du 22 janvier 2002.
Après plusieurs tentatives d’unification du mouvement nationaliste, et des périodes de division, Jean-Guy Talamoni conduit en 2010 la liste du parti indépendantiste Corsica libera. Bien que minoritaire, ce groupe joue un rôle significatif dans un contexte de majorité relative à l’Assemblée.
En 2015, à la suite d’un accord de fusion entre autonomistes et indépendantistes, la liste d’union Per a Corsica arrive en tête des élections territoriales. Jean-Guy Talamoni est élu président de l’Assemblée de Corse le 17 décembre 2015. Son discours d’installation, prononcé intégralement en langue corse, marque symboliquement cette nouvelle majorité. Il est réélu président le 2 janvier 2018, dans le cadre de la création de la Collectivité de Corse, à la majorité absolue.
Durant ses deux mandats, il défend un renforcement du rôle de l’Assemblée face à l’exécutif. Il présente et soutient plusieurs rapports notables, notamment sur la création de l’Assemblea di a Giuventù, sur l’urgence climatique et écologique, ou encore sur l’instauration d’un dispositif de revenu universel.
En 2021, la liste qu’il conduit est éliminée dès le premier tour. Jean-Guy Talamoni quitte alors l’Assemblée de Corse, où il aura siégé sans interruption pendant vingt-neuf ans, dont près de six à la présidence.
Il s’engage très tôt dans le mouvement nationaliste. Jean-Guy Talamoni est élu à plusieurs reprises conseiller municipal d’opposition à Bastia, mais son parcours institutionnel s’inscrit principalement dans le cadre de l’Assemblée de Corse. En 1992, il est élu pour la première fois conseiller territorial sur la liste d’union Corsica nazione conduite par Edmond Simeoni. Il est alors le plus jeune élu de l’institution et s’impose rapidement comme l’un des porte-parole du courant nationaliste, notamment sur les questions fiscales et institutionnelles.
En 1998, il conduit pour la première fois une liste nationaliste. Dans un contexte politique très tendu, Corsica nazione est la seule liste nationaliste à franchir le seuil de représentation. Après l’annulation du scrutin et l’organisation d’une nouvelle élection en 1999, la liste qu’il mène progresse sensiblement et demeure l’unique représentation nationaliste à l’Assemblée.
La politique d’ouverture engagée par le président José Rossi permet à Jean-Guy Talamoni de devenir président de la commission des affaires européennes de l’Assemblée de Corse. Il contribue activement aux travaux du processus de Matignon (1999-2000) et participe aux discussions qui aboutissent au projet ayant conduit à la loi du 22 janvier 2002.
Après plusieurs tentatives d’unification du mouvement nationaliste, et des périodes de division, Jean-Guy Talamoni conduit en 2010 la liste du parti indépendantiste Corsica libera. Bien que minoritaire, ce groupe joue un rôle significatif dans un contexte de majorité relative à l’Assemblée.
En 2015, à la suite d’un accord de fusion entre autonomistes et indépendantistes, la liste d’union Per a Corsica arrive en tête des élections territoriales. Jean-Guy Talamoni est élu président de l’Assemblée de Corse le 17 décembre 2015. Son discours d’installation, prononcé intégralement en langue corse, marque symboliquement cette nouvelle majorité. Il est réélu président le 2 janvier 2018, dans le cadre de la création de la Collectivité de Corse, à la majorité absolue.
Durant ses deux mandats, il défend un renforcement du rôle de l’Assemblée face à l’exécutif. Il présente et soutient plusieurs rapports notables, notamment sur la création de l’Assemblea di a Giuventù, sur l’urgence climatique et écologique, ou encore sur l’instauration d’un dispositif de revenu universel.
En 2021, la liste qu’il conduit est éliminée dès le premier tour. Jean-Guy Talamoni quitte alors l’Assemblée de Corse, où il aura siégé sans interruption pendant vingt-neuf ans, dont près de six à la présidence.