Né le 11 octobre 1911, Jean-Paul de Rocca Serra est issu d’une famille de notables du sud de la Corse, dont la noblesse est reconnue dès 1772 par le Conseil supérieur de l’île. Il décède le 6 avril 1998, après avoir exercé une influence politique majeure sur la vie publique corse pendant près d’un demi-siècle.
Docteur en médecine au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée comme médecin auxiliaire, puis comme médecin sous-lieutenant à partir de mars 1940. Il participe aux campagnes d’Italie et d’Allemagne et est décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre.
À la Libération, il choisit de se consacrer à la vie politique. D’abord proche des radicaux-socialistes, il adhère également au Rassemblement du peuple français (RPF) fondé par le général de Gaulle, avant d’en être exclu en 1951 en raison de l’interdiction de la double appartenance.
Élu conseiller général du canton de Portivechju en 1949, il conserve ce mandat jusqu’en 1988. Il préside successivement le conseil général de la Corse (1951-1953), puis celui de la Corse-du-Sud à partir de 1976 puis de 1977à1982. Maire de Portivechju de 1950 à 1997, il incarne durablement la vie politique locale.
Son parcours "national" est tout aussi marqué. Sénateur de 1955 à 1962, il est élu député en 1962 et le restera jusqu’à son décès, étant élu à douze reprises à l’Assemblée nationale. À partir de 1967, il s’inscrit pleinement dans les rangs gaullistes, de l’Union des démocrates pour la Ve République au Rassemblement pour la République (RPR). Il siège principalement à la commission des finances, tout en participant également aux commissions des lois et des affaires culturelles, familiales et sociales.
Très investi dans les dossiers corses, il s’intéresse particulièrement aux questions de transports et de fiscalité. Opposé aux statuts particuliers de 1982 et de 1991, il exprime à plusieurs reprises ses réserves quant à leurs effets sur l’unité républicaine. Lors du débat parlementaire du 21 novembre 1990 sur le statut dit « Joxe », il dénonce un projet qu’il juge dangereux pour la cohésion nationale et insuffisamment attentif aux réalités économiques de l’île.
Jean-Paul de Rocca Serra est tête de liste de son camp politique à l’Assemblée de Corse à quatre reprises (1982, 1984, 1986 et 1992). En 1982, bien que la liste d’union RPR-UDF arrive largement en tête, l’absence d’accord avec une liste dissidente empêche son accession à la présidence, laissant celle-ci au radical de gauche Prosper Alfonsi.
À la suite de la dissolution de l’Assemblée en 1984, il conduit de nouveau la liste d’union de la droite. Son élection à la présidence, le 24 août 1984, intervient dans un contexte politique complexe et repose sur une majorité relative acquise au troisième tour de scrutin.
Réélu à plusieurs reprises, il bénéficie pour la première fois d’une majorité absolue en 1987, à la suite de l’annulation du scrutin en Haute-Corse et d’un retour aux urnes. En 1992, lors des premières élections à la Collectivité territoriale de Corse, il conduit une liste arrivée en tête malgré une forte concurrence. Réélu président de l’Assemblée, il compose alors un équilibre institutionnel inédit avec le Conseil exécutif de Corse, dirigé par Jean Baggioni.
Malgré la répartition nouvelle des pouvoirs, les relations entre les deux présidences permettent un fonctionnement institutionnel stable, contribuant à l’ancrage durable de la Collectivité territoriale de Corse dans le paysage institutionnel français.
Docteur en médecine au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’engage dans l’armée comme médecin auxiliaire, puis comme médecin sous-lieutenant à partir de mars 1940. Il participe aux campagnes d’Italie et d’Allemagne et est décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre.
À la Libération, il choisit de se consacrer à la vie politique. D’abord proche des radicaux-socialistes, il adhère également au Rassemblement du peuple français (RPF) fondé par le général de Gaulle, avant d’en être exclu en 1951 en raison de l’interdiction de la double appartenance.
Élu conseiller général du canton de Portivechju en 1949, il conserve ce mandat jusqu’en 1988. Il préside successivement le conseil général de la Corse (1951-1953), puis celui de la Corse-du-Sud à partir de 1976 puis de 1977à1982. Maire de Portivechju de 1950 à 1997, il incarne durablement la vie politique locale.
Son parcours "national" est tout aussi marqué. Sénateur de 1955 à 1962, il est élu député en 1962 et le restera jusqu’à son décès, étant élu à douze reprises à l’Assemblée nationale. À partir de 1967, il s’inscrit pleinement dans les rangs gaullistes, de l’Union des démocrates pour la Ve République au Rassemblement pour la République (RPR). Il siège principalement à la commission des finances, tout en participant également aux commissions des lois et des affaires culturelles, familiales et sociales.
Très investi dans les dossiers corses, il s’intéresse particulièrement aux questions de transports et de fiscalité. Opposé aux statuts particuliers de 1982 et de 1991, il exprime à plusieurs reprises ses réserves quant à leurs effets sur l’unité républicaine. Lors du débat parlementaire du 21 novembre 1990 sur le statut dit « Joxe », il dénonce un projet qu’il juge dangereux pour la cohésion nationale et insuffisamment attentif aux réalités économiques de l’île.
Jean-Paul de Rocca Serra est tête de liste de son camp politique à l’Assemblée de Corse à quatre reprises (1982, 1984, 1986 et 1992). En 1982, bien que la liste d’union RPR-UDF arrive largement en tête, l’absence d’accord avec une liste dissidente empêche son accession à la présidence, laissant celle-ci au radical de gauche Prosper Alfonsi.
À la suite de la dissolution de l’Assemblée en 1984, il conduit de nouveau la liste d’union de la droite. Son élection à la présidence, le 24 août 1984, intervient dans un contexte politique complexe et repose sur une majorité relative acquise au troisième tour de scrutin.
Réélu à plusieurs reprises, il bénéficie pour la première fois d’une majorité absolue en 1987, à la suite de l’annulation du scrutin en Haute-Corse et d’un retour aux urnes. En 1992, lors des premières élections à la Collectivité territoriale de Corse, il conduit une liste arrivée en tête malgré une forte concurrence. Réélu président de l’Assemblée, il compose alors un équilibre institutionnel inédit avec le Conseil exécutif de Corse, dirigé par Jean Baggioni.
Malgré la répartition nouvelle des pouvoirs, les relations entre les deux présidences permettent un fonctionnement institutionnel stable, contribuant à l’ancrage durable de la Collectivité territoriale de Corse dans le paysage institutionnel français.