Avant 1982, la France est une République centralisée. Les communes et les départements ont des compétences limitées de gestion locale ; elles élisent des conseils délibérants au scrutin majoritaire, et le Préfet, autorité exécutive du conseil général, exerce un pouvoir de tutelle a priori sur leurs délibérations. L'échelon régional commence à apparaître, sous la forme d’ « établissements publics régionaux », structures technocratiques dotées de conseils élus au second degré (par les parlementaires, les élus départementaux et municipaux), sous la tutelle du préfet, chef de leur exécutif.
Une telle organisation s’applique de façon uniforme sur tout le territoire. En 1975, laCorse, jusque-là rattachée à la région PACA et administrée par un conseil général unique, est érigée en région à part entière, dans le cadre de deux départements (Corse-du-Sud etHaute-Corse). François GIACOBBI, Jean FILIPPI, Jean-Paul de ROCCA SERRA et Prosper ALFONSI alterneront à la présidence du conseil régional.
Après la seconde guerre mondiale, la crise structurelle que connaît la Corse du fait, notamment, de son insularité, d’une faible démographie, d’un relief cloisonné et del’absence persistante de réponse adaptée à ses contraintes, va s’accentuer. Le système institutionnel s’avère dans l’incapacité d’apporter des solutions concrètes : l’Etat centralse limite à une approche sectorielle et technique, les conseils généraux et municipaux, verrouillés par le scrutin majoritaire, restent fermés aux forces politiques émergentes.
Les revendications économiques, sociales, culturelles et écologiques mobilisent une part croissante de la population, notamment la jeunesse ; elles vont converger sur le terrain politique, autour d’enjeux symboliques et concrets (refus de l’implantation des essais nucléaires dans l’Argentella, affaires des boues rouges, réouverture de l’université de Corse, scandales agricoles à Aleria) et leur répression débouchera sur un cycle deviolence important.
En 1981, la Ve République connaît sa première alternance politique avec l’élection deFrançois MITTERRAND. Parmi les 110 propositions du candidat, la n°54 est consacrée à laCorse qui vise à l’apaisement politique (loi d’amnistie et suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat), à la reconnaissance de la spécificité de la Corse (statut particulier dans la décentralisation), à l’expression démocratique (assemblée proportionnelle) et à la responsabilisation des insulaires (dans la gestion de compétences propres).
Une telle organisation s’applique de façon uniforme sur tout le territoire. En 1975, laCorse, jusque-là rattachée à la région PACA et administrée par un conseil général unique, est érigée en région à part entière, dans le cadre de deux départements (Corse-du-Sud etHaute-Corse). François GIACOBBI, Jean FILIPPI, Jean-Paul de ROCCA SERRA et Prosper ALFONSI alterneront à la présidence du conseil régional.
Après la seconde guerre mondiale, la crise structurelle que connaît la Corse du fait, notamment, de son insularité, d’une faible démographie, d’un relief cloisonné et del’absence persistante de réponse adaptée à ses contraintes, va s’accentuer. Le système institutionnel s’avère dans l’incapacité d’apporter des solutions concrètes : l’Etat centralse limite à une approche sectorielle et technique, les conseils généraux et municipaux, verrouillés par le scrutin majoritaire, restent fermés aux forces politiques émergentes.
Les revendications économiques, sociales, culturelles et écologiques mobilisent une part croissante de la population, notamment la jeunesse ; elles vont converger sur le terrain politique, autour d’enjeux symboliques et concrets (refus de l’implantation des essais nucléaires dans l’Argentella, affaires des boues rouges, réouverture de l’université de Corse, scandales agricoles à Aleria) et leur répression débouchera sur un cycle deviolence important.
En 1981, la Ve République connaît sa première alternance politique avec l’élection deFrançois MITTERRAND. Parmi les 110 propositions du candidat, la n°54 est consacrée à laCorse qui vise à l’apaisement politique (loi d’amnistie et suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat), à la reconnaissance de la spécificité de la Corse (statut particulier dans la décentralisation), à l’expression démocratique (assemblée proportionnelle) et à la responsabilisation des insulaires (dans la gestion de compétences propres).
1982 PRIMA STATUTU PARTICULARI
DI A CORSICA
1992 NASCITA DI
A CULLETTIVITÀ TERRITURIALI
DI CORSICA
2002 I CUMPITENZI
È I MEZI RINFURZATI
2018 NASCITA DI A CULLETTIVITÀ DI CORSICA