O Sgiò Presidente di l’esecutivu,
Signore è Signori i cunsiglieri esecutivi,
Signore è signori i cunsiglieri à l’Assemblea di Corsica,
Cher Jean Simon, Antoine-Dominique et Jean-Joseph, chers parents et amis de Dominique Bucchini,
Nous rendons aujourd’hui hommage, dans sa maison, à un homme qui a marqué l’histoire politique de la Corse, non seulement par ses actions, mais par son profond engagement humain. Nous honorons le Président Bucchini, le maire, l’homme politique mais aussi et surtout l’inlassable militant de la démocratie et de la justice sociale.
Maire de Sartène, député européen, Conseiller Général et Territorial, Dominique a toujours défendu les valeurs qui lui étaient chères, n’a jamais hésité à faire face aux défis ni à se battre pour ses convictions.
De tous ses combats, de tous ses engagements, je souhaite retenir aujourd’hui sa sensibilité pour les plus démunis et la défense de la dignité humaine. En effet, au sein de l’hémicycle de l’Assemblée de Corse comme ailleurs, Dominique n’a cessé de brandir avec passion l'idée que la politique doit avant tout servir ceux qui sont laissés de côté. Sa vision de la justice sociale était claire : chaque individu, quelle que soit sa condition, mérite d’avoir une chance. Que ce soit à travers ses actions locales en tant que maire ou aux échelles nationale et européenne, Dominique a toujours cherché à améliorer le quotidien des plus fragiles. Pour lui, la politique ne se résumait pas à des discours ou des promesses, mais à des actes concrets et à un soutien indéfectible aux plus défavorisés, « aux spoliés de la terre », selon l’expression qu’il avait empruntée à Jean Nicoli lors de son élection à la Présidence de l’Assemblée de Corse.
Son engagement a été total. Et je peux modestement en témoigner : même déjà atteint par la maladie, à chaque fois que je l’ai sollicité pour un conseil, un évènement, il y a répondu favorablement. Ainsi, il était parmi nous lors de la célébration des 40 ans de l’Assemblée de Corse le 2 mars 2022. Heureux de retrouver tout autant ses anciens alliés que ses opposants. Je l’ai vu inquiet et sombre lorsque nous avons appris en direct, et ensemble, le même jour, l’agression d’Yvan Colonna.
Il était également parmi nous lors de la session extraordinaire relative aux dérives mafieuses. Ce jour-là, il a été quelques heures durant de nouveau au perchoir de l’Assemblée de Corse, déroulant avec son ton incisif et puissant, une argumentation au scalpel contre la violence physique et morale. Violence à laquelle il n’avait jamais cédé. Violence personnelle, violence sociale qu’il a tant dénoncées et combattues et dont il avait voulu enseigner les risques auprès de la jeunesse dans plusieurs établissements de Corse.
Le Président Bucchini, un homme d’une trempe qui ne se trouve plus : lucide, courageux, opiniâtre, combattif, un animal politique indiscutablement. Redoutable et redouté. Mais aussi, et surtout, un homme bon, généreux, solidaire.
Dominique était surtout un homme doté d'un humour rare, à la fois fin et spontané, qui apportait une touche de légèreté même dans les moments les plus sérieux. Son rire contagieux et ses plaisanteries habiles savaient désarmer les tensions et créer des liens forts avec ceux qui l'entouraient.
Il n'hésitait pas à utiliser l'humour pour aborder les sujets les plus complexes, rendant ses interventions d’autant plus percutantes et sa vivacité d’esprit marquera à jamais ceux qui ont eu la chance d’en être les témoins… ou les victimes !
Les mots comme seules armes, en français comme en corse, ses deux langues qu’il maîtrisait si bien. Ces deux langues qu’il aimait tant. Dans les annales de notre assemblée nous retrouvons encore parfois des éléments de la langue « Bucchini », ses proverbes et son expression désormais consacrée « una buchjulla » pour désigner une ligne de crédits supplémentaire au BP, ou au BS…
Pour lui avoir succédé à la Présidence de l’Assemblée, je formule le voeu qu’il continue longtemps d’éclairer nos débats et nos travaux.
À sa famille, à ses amis, à ses camarades, aux Sartenais, je présente à nouveau, et au nom de tous, mes plus sincères condoléances.
La douleur de la séparation est immense, mais sachez que cette Assemblée, le Conseil Exécutif, les agents de la Collectivité de Corse et en particulier, ceux du Secrétariat Général se tiennent à vos côtés.
Dumenicu Bucchini, militante di a ghjustizia suciale, difensore di a nostra identità è di a nostra lingua, mai ùn ci scurdaremu di tè.
Ai incalcatu a storia di st’assemblea, a storia pulitica di a nostra isula.
Faremu campà sta lascita, quella di un impegnu cullettivu per una Corsica più ghjusta è più unita.
Riposa in pace, o Presidente !
Signore è Signori i cunsiglieri esecutivi,
Signore è signori i cunsiglieri à l’Assemblea di Corsica,
Cher Jean Simon, Antoine-Dominique et Jean-Joseph, chers parents et amis de Dominique Bucchini,
Nous rendons aujourd’hui hommage, dans sa maison, à un homme qui a marqué l’histoire politique de la Corse, non seulement par ses actions, mais par son profond engagement humain. Nous honorons le Président Bucchini, le maire, l’homme politique mais aussi et surtout l’inlassable militant de la démocratie et de la justice sociale.
Maire de Sartène, député européen, Conseiller Général et Territorial, Dominique a toujours défendu les valeurs qui lui étaient chères, n’a jamais hésité à faire face aux défis ni à se battre pour ses convictions.
De tous ses combats, de tous ses engagements, je souhaite retenir aujourd’hui sa sensibilité pour les plus démunis et la défense de la dignité humaine. En effet, au sein de l’hémicycle de l’Assemblée de Corse comme ailleurs, Dominique n’a cessé de brandir avec passion l'idée que la politique doit avant tout servir ceux qui sont laissés de côté. Sa vision de la justice sociale était claire : chaque individu, quelle que soit sa condition, mérite d’avoir une chance. Que ce soit à travers ses actions locales en tant que maire ou aux échelles nationale et européenne, Dominique a toujours cherché à améliorer le quotidien des plus fragiles. Pour lui, la politique ne se résumait pas à des discours ou des promesses, mais à des actes concrets et à un soutien indéfectible aux plus défavorisés, « aux spoliés de la terre », selon l’expression qu’il avait empruntée à Jean Nicoli lors de son élection à la Présidence de l’Assemblée de Corse.
Son engagement a été total. Et je peux modestement en témoigner : même déjà atteint par la maladie, à chaque fois que je l’ai sollicité pour un conseil, un évènement, il y a répondu favorablement. Ainsi, il était parmi nous lors de la célébration des 40 ans de l’Assemblée de Corse le 2 mars 2022. Heureux de retrouver tout autant ses anciens alliés que ses opposants. Je l’ai vu inquiet et sombre lorsque nous avons appris en direct, et ensemble, le même jour, l’agression d’Yvan Colonna.
Il était également parmi nous lors de la session extraordinaire relative aux dérives mafieuses. Ce jour-là, il a été quelques heures durant de nouveau au perchoir de l’Assemblée de Corse, déroulant avec son ton incisif et puissant, une argumentation au scalpel contre la violence physique et morale. Violence à laquelle il n’avait jamais cédé. Violence personnelle, violence sociale qu’il a tant dénoncées et combattues et dont il avait voulu enseigner les risques auprès de la jeunesse dans plusieurs établissements de Corse.
Le Président Bucchini, un homme d’une trempe qui ne se trouve plus : lucide, courageux, opiniâtre, combattif, un animal politique indiscutablement. Redoutable et redouté. Mais aussi, et surtout, un homme bon, généreux, solidaire.
Dominique était surtout un homme doté d'un humour rare, à la fois fin et spontané, qui apportait une touche de légèreté même dans les moments les plus sérieux. Son rire contagieux et ses plaisanteries habiles savaient désarmer les tensions et créer des liens forts avec ceux qui l'entouraient.
Il n'hésitait pas à utiliser l'humour pour aborder les sujets les plus complexes, rendant ses interventions d’autant plus percutantes et sa vivacité d’esprit marquera à jamais ceux qui ont eu la chance d’en être les témoins… ou les victimes !
Les mots comme seules armes, en français comme en corse, ses deux langues qu’il maîtrisait si bien. Ces deux langues qu’il aimait tant. Dans les annales de notre assemblée nous retrouvons encore parfois des éléments de la langue « Bucchini », ses proverbes et son expression désormais consacrée « una buchjulla » pour désigner une ligne de crédits supplémentaire au BP, ou au BS…
Pour lui avoir succédé à la Présidence de l’Assemblée, je formule le voeu qu’il continue longtemps d’éclairer nos débats et nos travaux.
À sa famille, à ses amis, à ses camarades, aux Sartenais, je présente à nouveau, et au nom de tous, mes plus sincères condoléances.
La douleur de la séparation est immense, mais sachez que cette Assemblée, le Conseil Exécutif, les agents de la Collectivité de Corse et en particulier, ceux du Secrétariat Général se tiennent à vos côtés.
Dumenicu Bucchini, militante di a ghjustizia suciale, difensore di a nostra identità è di a nostra lingua, mai ùn ci scurdaremu di tè.
Ai incalcatu a storia di st’assemblea, a storia pulitica di a nostra isula.
Faremu campà sta lascita, quella di un impegnu cullettivu per una Corsica più ghjusta è più unita.
Riposa in pace, o Presidente !
* Seul le prononcé fait foi






