Né le 24 janvier 1943, Dominique Bucchini exerce d’abord la profession d’instituteur, puis de professeur d’histoire-géographie.
Engagé très tôt dans le mouvement communiste, il adhère aux Jeunesses communistes en 1959, avant de rejoindre le Parti communiste français au début des années 1970. Proche du maire communiste de Sartè à la Libération, Joseph Tramoni, il s’engage durablement dans la vie politique locale. Élu conseiller municipal de Sartè en 1971, il remporte en 1977 les élections municipales à la tête d’une liste d’union de la gauche et devient maire de la commune. Il exerce cette fonction jusqu’en 2001.
Parallèlement, Dominique Bucchini est élu conseiller général du canton de Sartè en 1988 et conserve ce mandat jusqu’en 2001. Il tentera par la suite, sans succès, de retrouver un mandat départemental en 2008 puis la mairie de Sartè en 2014.
Figure emblématique du Parti communiste en Corse, il se distingue par des prises de position publiques fermes contre la violence politique et contre les pratiques clientélistes.
Au début des années 2000, plusieurs enquêtes d’opinion le désignent parmi les personnalités politiques bénéficiant d’un important capital de sympathie en Corse.
Sur le plan national, Dominique Bucchini se présente à de nombreuses reprises aux élections législatives à partir de 1978. En 1981, bien qu’obtenant plus de 22 % des suffrages, il est battu dès le premier tour. La même année, il entre toutefois au Parlement européen, où il siège jusqu’en 1984 au sein de la commission de la jeunesse, de la culture, de l’éducation, de l’information et des sports. Il échoue de peu à être élu député en 1997, atteignant le second tour.
À l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini est l’un des représentants les plus constants du Parti communiste. Lors des premières élections régionales de 1982, la liste qu’il conduit arrive en tête des listes de gauche. Il se désiste à partir du deuxième tour de l’élection interne afin de permettre l’élection de Prosper Alfonsi, devenant ensuite premier vice-président de l’Assemblée, chargé notamment de la planification, des offices et des conseils consultatifs. Il assure fréquemment la direction des débats en l’absence du président.
Au fil des scrutins régionaux suivants, il conduit ou participe à plusieurs listes de gauche, parfois dans un contexte de divisions internes. En 2010, la liste qu’il mène arrive en deuxième position parmi les forces de gauche au premier tour. L’union conclue au second tour permet l’élection de Dominique Bucchini à la présidence de l’Assemblée de Corse le 25 mars 2010, par 24 voix sur 51.
Durant son mandat, exercé jusqu’en 2015, il accorde une attention particulière à la lutte contre la violence. Il crée une commission chargée d’analyser les formes de violence touchant la Corse et de proposer des actions de sensibilisation. Les travaux menés dans ce cadre donnent lieu à des échanges sur l’ensemble du territoire insulaire.
Sur le plan institutionnel, Dominique Bucchini adopte une position généralement prudente à l’égard des réformes. Hostile à la concentration excessive des pouvoirs et à la disparition des conseils départementaux, il se montre en revanche favorable, durant sa présidence, à la co-officialité de la langue corse et à la possibilité pour l’Assemblée de Corse d’adapter certains textes législatifs après habilitation du Parlement.
En 2015, la liste qu’il conduit connaît un net recul électoral. Réélu une dernière fois conseiller à l’Assemblée de Corse, il quitte l’institution en 2017 après y avoir siégé pendant trente-cinq ans. Candidat symbolique lors des scrutins ultérieurs, il demeure une figure historique de l’Assemblée de Corse.
Dominique Bucchini s’est éteint le 2 janvier 2026 à Sartè, la commune dont il avait été le maire pendant près d’un quart de siècle, mettant un terme à un parcours politique marqué par une présence continue au sein des institutions corses.
Engagé très tôt dans le mouvement communiste, il adhère aux Jeunesses communistes en 1959, avant de rejoindre le Parti communiste français au début des années 1970. Proche du maire communiste de Sartè à la Libération, Joseph Tramoni, il s’engage durablement dans la vie politique locale. Élu conseiller municipal de Sartè en 1971, il remporte en 1977 les élections municipales à la tête d’une liste d’union de la gauche et devient maire de la commune. Il exerce cette fonction jusqu’en 2001.
Parallèlement, Dominique Bucchini est élu conseiller général du canton de Sartè en 1988 et conserve ce mandat jusqu’en 2001. Il tentera par la suite, sans succès, de retrouver un mandat départemental en 2008 puis la mairie de Sartè en 2014.
Figure emblématique du Parti communiste en Corse, il se distingue par des prises de position publiques fermes contre la violence politique et contre les pratiques clientélistes.
Au début des années 2000, plusieurs enquêtes d’opinion le désignent parmi les personnalités politiques bénéficiant d’un important capital de sympathie en Corse.
Sur le plan national, Dominique Bucchini se présente à de nombreuses reprises aux élections législatives à partir de 1978. En 1981, bien qu’obtenant plus de 22 % des suffrages, il est battu dès le premier tour. La même année, il entre toutefois au Parlement européen, où il siège jusqu’en 1984 au sein de la commission de la jeunesse, de la culture, de l’éducation, de l’information et des sports. Il échoue de peu à être élu député en 1997, atteignant le second tour.
À l’Assemblée de Corse, Dominique Bucchini est l’un des représentants les plus constants du Parti communiste. Lors des premières élections régionales de 1982, la liste qu’il conduit arrive en tête des listes de gauche. Il se désiste à partir du deuxième tour de l’élection interne afin de permettre l’élection de Prosper Alfonsi, devenant ensuite premier vice-président de l’Assemblée, chargé notamment de la planification, des offices et des conseils consultatifs. Il assure fréquemment la direction des débats en l’absence du président.
Au fil des scrutins régionaux suivants, il conduit ou participe à plusieurs listes de gauche, parfois dans un contexte de divisions internes. En 2010, la liste qu’il mène arrive en deuxième position parmi les forces de gauche au premier tour. L’union conclue au second tour permet l’élection de Dominique Bucchini à la présidence de l’Assemblée de Corse le 25 mars 2010, par 24 voix sur 51.
Durant son mandat, exercé jusqu’en 2015, il accorde une attention particulière à la lutte contre la violence. Il crée une commission chargée d’analyser les formes de violence touchant la Corse et de proposer des actions de sensibilisation. Les travaux menés dans ce cadre donnent lieu à des échanges sur l’ensemble du territoire insulaire.
Sur le plan institutionnel, Dominique Bucchini adopte une position généralement prudente à l’égard des réformes. Hostile à la concentration excessive des pouvoirs et à la disparition des conseils départementaux, il se montre en revanche favorable, durant sa présidence, à la co-officialité de la langue corse et à la possibilité pour l’Assemblée de Corse d’adapter certains textes législatifs après habilitation du Parlement.
En 2015, la liste qu’il conduit connaît un net recul électoral. Réélu une dernière fois conseiller à l’Assemblée de Corse, il quitte l’institution en 2017 après y avoir siégé pendant trente-cinq ans. Candidat symbolique lors des scrutins ultérieurs, il demeure une figure historique de l’Assemblée de Corse.
Dominique Bucchini s’est éteint le 2 janvier 2026 à Sartè, la commune dont il avait été le maire pendant près d’un quart de siècle, mettant un terme à un parcours politique marqué par une présence continue au sein des institutions corses.






