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José Rossi


1998 - 2004 : José Rossi, Président de l'Assemblée de Corse



Né le 18 juin 1944, José Rossi est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1966 et docteur en droit public, après la soutenance en 1972 d’une thèse consacrée aux maires des grandes villes françaises à l’Université Paris-II Panthéon-Assas. Il mène parallèlement une carrière universitaire et enseigne notamment à l’université Paris-Dauphine.

Ne disposant pas d’un héritage politique familial, il s’engage d’abord sur la scène nationale, dès l’élection présidentielle de 1965. Il devient membre du bureau national des Jeunes démocrates et entre, en 1972, dans son premier cabinet ministériel, auprès de Joseph Fontanet, au ministère du Travail puis à celui de l’Éducation nationale. Il suit alors plusieurs dossiers majeurs pour la Corse, dont l’ouverture d’une université sur l’île et l’extension à la langue corse de la loi Deixonne de 1951 sur les langues régionales.

En parallèle, il s’implante progressivement dans la vie politique locale. Il est élu conseiller municipal de Grosseto-Prugna en 1971, puis conseiller général du canton d’Aiacciu IV en 1973. Après l’élection présidentielle de 1974, il rejoint les Républicains indépendants, formation liée au président Valéry Giscard d’Estaing, et collabore à plusieurs cabinets ministériels, notamment celui de Simone Veil.

Lors de la première élection de l’Assemblée de Corse en août 1982, José Rossi se distingue par une prise de position singulière au sein de la droite. En rupture avec la stratégie de son parti, l’UDF, il conduit la liste Union régionale pour le progrès, favorable au statut particulier de la Corse. Sa liste obtient 9,61 % des suffrages et six élus. Faute d’accord avec Jean-Paul de Rocca Serra, la présidence revient alors au radical de gauche Prosper Alfonsi.

Au cours de cette première mandature, José Rossi joue néanmoins un rôle important. Il est élu président de la commission des finances, rapporteur du règlement intérieur et contribue à la création, en 1983, de l’Agence régionale du tourisme et des loisirs, établissement public industriel et commercial dont il prend la direction. Il se distingue également en votant, en novembre 1983, une motion demandant la reconnaissance de la notion de « peuple corse », l’enseignement obligatoire de la langue corse et une politique de corsisation des emplois.

En 1984, il rejoint la liste d’union RPR-UDF conduite par Jean-Paul de Rocca Serra, élu président de l’Assemblée. José Rossi devient alors premier vice-président. À partir de 1985, il accède à une nouvelle dimension politique en étant élu président du conseil général de Corse-du-Sud, fonction qu’il exerce jusqu’en 1998. En 1990, dans un contexte local particulièrement tendu, il devient également maire de Grosseto-Prugna jusqu'en 1995.

Élu député en 1988, après plusieurs tentatives infructueuses, il s’investit fortement dans les questions institutionnelles corses. Il est l’auteur, en 1990, d’une proposition de loi ayant largement inspiré le projet du ministre de l’Intérieur Pierre Joxe, à l’origine de la loi du 13 mai 1991 créant la collectivité territoriale de Corse, dont il est rapporteur, bien qu’appartenant à l’opposition parlementaire.

Candidat à la présidence de l’Assemblée de Corse en 1992, il conduit la liste Agir ensemble. Malgré une campagne active, il ne parvient pas à s’imposer et reste en retrait lors de cette mandature. Réélu député en 1993, il est nommé ministre de l’Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce extérieur en octobre 1994, au sein du gouvernement dirigé par Édouard Balladur.

En 1998, José Rossi conduit la liste Démocratie Corse aux élections territoriales. À l’issue d’une union de la droite victorieuse au second tour, il est élu président de l’Assemblée de Corse le 26 mars 1998. Après l’annulation du scrutin par le Conseil d’État, il est reconduit en 1999 dans un contexte de majorité relative.

Dès son premier discours, il affirme une volonté d’ouverture politique et propose une association plus large des groupes d’opposition aux responsabilités de l’Assemblée. Lors du processus de Matignon, engagé à partir de 1999, il défend des orientations ambitieuses en matière d’autonomie institutionnelle, qui ne recueillent toutefois pas la majorité des suffrages au sein de l’Assemblée.

Par la suite, José Rossi poursuit son engagement politique régional et national jusqu’aux élections territoriales de 2017, marquant la fin d’un parcours politique particulièrement dense, caractérisé par une implication constante dans les débats institutionnels corses.


Rédigé le Mardi 13 Janvier 2026 modifié le Vendredi 13 Février 2026


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